Namur Dimanche, il a performé au gala de Bouge après cinq ans d’arrêt.

Le poids lourd namurois Jérémy Tasnier, 25 ans, a remporté son combat de retour ce dimanche, lors du gala organisé à Bouge par son entraîneur Georges Dujardin. Il avait arrêté la boxe pendant quasiment cinq ans.

Vous vous êtes mis à la boxe à quel âge, et pourquoi ?

"J’ai commencé car je suivais mon frère Sébastien. J’étais tout petit, j’avais cinq ou six ans, et je suis depuis l’âge de douze ans chez Georges Dujardin. Je suis quelqu’un d’hyperactif et de très direct, la boxe me canalisait beaucoup, c’est le sport qui me fait le plus de bien. J’avais besoin de cela."

Après 11 combats et 6 victoires, pourquoi aviez-vous arrêté en 2014 ?

"C’était par rapport à mon travail de maçon. Mes heures de boulot ne me permettaient plus de m’entraîner. De plus, j’avais pris du poids. Je suis monté jusqu’à 148 kg, j’ai fait une opération par rapport à cela."

Qu’est-ce qui vous a amené à reprendre la boxe ?

"J’ai ressenti l’envie, ça me manquait énormément. J’ai repris les entraînements il y a cinq mois."

Vous vous sentiez totalement prêt pour votre combat de retour ?

"Je n’ai jamais vraiment perdu ce que j’avais, à part le physique. On a beaucoup travaillé le physique avec Georges, je reviens de loin, le souffle n’était pas là. Tous les jours, on s’est entraîné comme des acharnés. Dans ma tête, je savais que ça allait bien se passer, j’étais déterminé."

Comment s’est passé ce combat en 3x3 face à Michael Bogaert ?

"Au premier round, je l’ai pris de vitesse et j’ai gagné des points. Lors du deuxième, j’ai cherché le coup dur, mais je ne l’ai pas eu. Et au troisième, j’ai effectué beaucoup de déplacements, avec beaucoup de rapidité. Je suis rapide par rapport à ma catégorie, et j’ai marqué beaucoup de points (N dlR : il a remporté son combat aux points ) ."

Votre victoire a dû être un soulagement…

"Ah bien sûr, c’est toujours un plaisir. En fait, dans la victoire comme la défaite, c’est un plaisir car quand on perd, on apprend. Ici, l’ambiance était terrible, honnêtement. Il y avait 180 personnes pour moi, et entre 500 et 800 en tout, c’était magnifique ! Le gala était super, tout s’est bien déroulé, pour une première à Bouge."

Vous voulez toujours passer professionnel ?

"Oui, bien sûr. Il me manque huit combats. Et sur les vingt combats, il faut trois quarts de victoires. Georges va organiser trois galas (NdlR : sur un an), et on va chercher d’autres combats."