C’est le match qu’il avait coché lorsque les calendriers ont été dévoilés.

Samedi soir, François Boigelot foulera à nouveau la pelouse de Grand-Leez, mais dans le camp adverse. “J’ai passé quatre saisons là-bas. Je suis quand même déçu d’avoir quitté ce club car j’y étais comme chez moi. Grand-Leez représente d’excellents moments de foot. C’est le club qui m’a permis de jouer quatre tours finaux et de gagner deux coupes de province. Mais la direction et moi n’étions pas sur la même longueur d’onde à certains niveaux. Mon choix de quitter le club s’est fait comme ça, sans savoir que j’allais aller à Spy”, explique François Boigelot impatient de retrouver son ancien club. “Après six mois d’arrêt, je serai content de rejouer un match officiel, de revoir Dany Verkamer et d’affronter des personnes que j’apprécie. C’est aussi un sentiment étrange de se dire qu’on va se retrouver dans le vestiaire adverse et s’échauffer de l’autre côté. Je n’ai par contre pas de sentiment de revanche par rapport au club.”

François Boigelot n’est pas le seul Grand-Lézien à avoir rejoint Spy puisque le défenseur Devigne a suivi le même chemin. Il retrouve également au Stade des Ecureuils de nombreux joueurs qu’il connaissait déjà. De quoi faciliter l’intégration. “J’ai été à l’école avec Ficheroule, Brouir, Henrotaux ou Huet. En fait, à part Ceccon et Paris que je ne connaissais que de nom, Nze, Matriche et Barry que je ne connaissais pas, je connaissais déjà tous les autres”, poursuit le médian qui doit par contre s’adapter à un autre style de jeu que celui qu’il a connu. “Ici, c’est ligne par ligne et on fait tourner. Eddy Broos, c’est la rigueur avant tout. Même si le travail est bien fait, ça ne sera pas encore assez. Avec Dany, c’était un peu plus familial.”

Ce déplacement à Grand-Leez sera pour Spy, qui n’a pas joué les deux week-ends précédents suite à un cas de Covid, un premier bon test. Reste à voir dans quel état de fraîcheur seront les Spyrous, eux qui ont l’ambition de jouer les premiers rôles.