Les Namuroises ne sont pas mathématiquement éliminées après leurs deux premières défaites en Eurocup (groupe G) mais s’il est possible que Cadi La Seu batte Sepsi, il est pas contre improbable que les Rouges l’emportent face à Villeneuve avec plus de 71 points…d’écart. Les Françaises, par contre, se qualifieront pour les huitièmes de finale en cas de succès.

La tâche des joueuses du duo Garraux-Aerts s’annonce d’autant plus compliquée que Viana s’est blessée au genou mercredi et est forfait. O’Sullivan (tendon d’Achille), déjà indisponible, il faudra composer sans meneuse spécifique.

"La jeune Dossou (née en 2000) se chargera de la distribution"
, explique Benoît Aerts. "Par contre, nous ne savons pas encore qui prendra le relai lorsqu’elle aura besoin de souffler. Cela dépendra des circonstances."

Le groupe ne compte plus que neuf joueuses. Les jeunes Schwarz et Matthys auront l’occasion de recevoir du temps de jeu mais tout le défi sera de soutenir la comparaison physique avec les Françaises. "Avec Diaby, Diawara et Djaldi-Tabdi, c’est vraiment très puissant dans la raquette. La meneuse Berkani me fait un peu penser à Carpréaux mais elle est en plus habile à distance. A l’aile, Gomis a 35 ans mais est toujours aussi explosive alors que l’Américaine Peters a une grande taille (1m90) pour évoluer en périphérie."

Bref, il va vraiment falloir se montrer solidaire pour espérer quitter la compétition sur une bonne note. "On doit sortir la tête haute. Les joueuses seront conscientisées. Il est hors de question de se prendre une dégelée. Ceci dit, on voit bien que cela commence à devenir physiquement dur pour certaines qui ont eu énormément de temps de jeu lors des deux premières rencontres." 

L’intérim du duo se terminera lors du retour en Belgique. Philip Mestdagh reprendra le groupe en main ce lundi.