Namur Le médian jouait encore au Parc des Roches en juin dernier.

Le derby de ce dimanche entre Spy et Rochefort sera particulier à plus d’un titre pour Emelin Henrotaux. Il y a quelques mois encore, le médian portait le maillot rochefortois et célébrait la montée en D3 amateurs via le tour final.

"En juin, je jouais encore avec eux et cinq mois plus tard, je vais jouer contre eux. Je n’ai pas de motivation ou de pression supplémentaires. J’ai juste hâte de jouer contre mes potes", explique Emelin Henrotaux qui retrouvera également son ancien coach, Arnaud Poels, qu’il a connu dans de nombreux clubs. "À l’Arquet, à Assesse et à Rochefort. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup fait progresser."

Mais le besoin d’un nouveau challenge se faisait de plus en plus présent dans la tête du joueur. Raison pour laquelle il a quitté Rochefort.

"J’avais envie de voir autre chose et aussi de prouver que mon avenir n’était pas lié à celui d’Arnaud Poels comme certaines personnes le croyaient. Pour le bien de notre relation, c’était aussi le bon moment que je parte", poursuit le médian qui ne cache toutefois pas le fait qu’il aurait pu rester au Parc des Roches s’il avait su à l’avance que de tels transferts (Atheba, Lépicier, Ouedraogo, Staes) allaient être réalisés. "Lorsque j’ai donné ma parole à Spy, Rochefort était 6e du championnat. Certains joueurs ont fait le forcing et Nicolas Lhoist (NdlR : membre du comité et acteur financier) m’a parlé pour que je reste. Si on avait été certains de monter et qu’on m’avait vendu ce projet, avec de tels transferts et l’objectif de jouer un rôle, je serais resté ! Mais ça ne s’est pas passé comme ça et j’ai choisi de respecter ma parole."

Une décision que ne regrette finalement pas Emelin Henrotaux qui découvre une autre manière de travailler à Spy ainsi qu’un nouveau rôle. "Je jouais en 6 à Rochefort tandis qu’ici je suis davantage à 8 et je m’entends super bien avec Ficheroulle et Brouir dans le milieu."