Les mesures prises vendredi dernier par les responsables politiques en matière sportive sont claires : les compétitions pour les moins de 12 ans sont maintenues.

Pourtant, de nombreux clubs ont déjà pris la décision de stopper momentanément toutes les activités. En ce compris celles qui concernent les jeunes.
“À l’Union dinantaise, nous avons pris cette décision vendredi”
, explique le responsable sportif des jeunes Maxime Laloux. “On a premièrement plusieurs formateurs en quarantaine. Deuxièmement, l’inquiétude ne cesse de croître dans le chef des parents et des enfants.”

L’Union dinantaise ne dispose par ailleurs pas d’installations synthétiques, ce qui complique, en l’absence d’accès aux vestiaires et aux douches, la garantie d’un minimum d’hygiène et de bien-être. “Jeudi dernier, on a eu une drache nationale. Les enfants ont dû monter complètement trempés dans la voiture et avec de la boue, ce n’est franchement pas évident.”

S’ajoute à cela le fait qu’un enfant ne peut avoir qu’un seul parent comme accompagnant. “Et l’équipe ne peut avoir qu’un seul délégué présent lors d’un match. Même moi, en tant que responsable sportif des jeunes, je ne sais pas si je peux être présent. On a des décisions qui sont prises comme ça, plic-ploc et qui s’accumulent sans qu’on puisse avoir le temps de s’organiser. Ce n’est pas de gaîté de cœur qu’on a pris cette décision. Certains parents sont déçus car les enfants ont besoin de se dépenser en cette période qui est aussi stressante pour eux mais l’avis général est que c’est la santé avant tout. On est les premiers déçus de devoir tout stopper.”

Si de nouvelles mesures ne sont pas prises par les autorités politiques dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures, l’Union dinantaise pourrait néanmoins mettre des activités en place la semaine prochaine, lors du congé de Toussaint. “On pourrait faire un ou deux individuels ou en petits groupes, encadrés par des joueurs de l’équipe première, sans contact et avec port du masque pour les encadrants.”