Namur Pour Costantiello, l’ex-boss de Liège, il y a la place en D1 à côté de Namur.

La confrontation entre Ciney et Profondeville est clairement le derby le plus attendu de la R1 Dames. Les Condruziennes sont les seules encore invaincues alors que les Mosanes sont les championnes en titre.

"Pour moi, c’est vraiment du 50-50, je ne donnerai pas l’avantage aux Bleues parce qu’elles évoluent à domicile", confie Laurent Costantiello, ancien directeur général de Liège Basket, joueur en P2 à Profondeville. "Avec Vandesteene et Ippersiel, Ciney dispose de deux énormes individualités et peut marquer le coup psychologiquement s’il s’impose. À Profondeville, les sources de danger sont plus diversifiées. Il y aura une volonté d’emballer les débats et de multiplier les courses."

Reste que l’enjeu plus global est de savoir s’il y aura des play-offs en fin de saison. Profondeville ou Ciney peut-il, voire doit-il franchir le pas vers la D1 ?

"Je constate en sélection provinciale qu’il y a énormément de qualités dans le Namurois. À côté du basket Namur Capitale qui est élitiste, il y a la place pour une deuxième entité au sein de l’élite. Natoye a été champion à trois reprises il y a moins de dix ans, Ciney l’a été aussi et Profondeville a complètement dominé la série l’an dernier. À un moment donné, tu dois monter sinon tu vas obligatoirement stagner. C’est vrai qu’il y a beaucoup de jeunes chez les Mosanes mais c’est à 17, 18 ou 19 ans que tu es capable de faire des sacrifices pour ton sport et voir où cela peut t’emmener. Quatre ou cinq ans plus tard, les joueuses auront d’autres priorités et auront en plus perdu leurs temps et leur motivation à toujours jouer le top 3 en R1. Bien entendu, il faut pouvoir poser des choix et les assumer. Il faut trois ou quatre renforts parce qu’il est faux de penser qu’une saison sans la moindre victoire n’aurait pas d’impact et que le groupe resterait solidaire."