Fiona Mertens dispute toutes les manches du Challenge namurois.
 

Le cyclisme féminin international se développe de plus en plus. Y compris pour la discipline du cyclo-cross. Les épreuves pour les dames élites dans les labourés sont d’ailleurs souvent plus passionnantes que celles des hommes élites ces dernières années, avec un niveau homogène et plus de suspense. Et au niveau du cyclo-cross régional, cela se passe comment ? Est-ce que les filles sont également présentes ?

"Nous sommes peu nombreuses", répond Fiona Mertens qui dispute toutes les manches du challenge namurois et qui organisera à nouveau l’épreuve de Beauraing, chez elle, le premier décembre. "Nous sommes en général entre trois et quatre. Mais c’est une bonne chose que le cyclisme féminin international soit désormais télévisé. Cela peut inciter plus de jeunes filles à se lancer dans ce sport. Ce qui n’est pas encore trop le cas actuellement. La plupart des jeunes qui font du vélo sont des garçons."

Depuis qu’elle s’est mise au vélo, Fiona Mertens a l’habitude de rouler dans les pelotons masculins. "Nous n’avons pas le choix, il n’y a pas assez de filles et c’est également le cas sur les épreuves sur routes auxquelles j’ai participé, pour la première fois, en 2019. Sur des courses ECW. Pour pouvoir rouler sur la route dans un peloton de filles, il faut passer en élites. Peut-être que je ferai le pas. Mais je ne sais pas si j’ai le niveau. Mais si je continue à progresser, pourquoi pas."

En attendant, elle s’amuse sur les cyclo-cross. "Je viens d’une famille qui a toujours été impliquée dans le vélo, mais cela ne fait que trois ans que je pratique ce sport en compétition", continue Fiona Mertens. "Je fais du VTT, du cyclo-cross et aussi de la route. Cet hiver, je ferai toutes les manches du Challenge namurois, dont celle de ce week-end, à Cerfontaine."