Namur

Les Namuroises espéraient faire le gros dos et limiter la casse chez le favori de la Poule G mais on a très rapidement compris qu’elles vivraient une rencontre compliquée. 

La première clé de la confrontation était de limiter la production du trio américain Thomas-Gemelos-Graves. Or, à la pause, il avait déjà inscrit 26 points, soit plus que l’ensemble de l’équipe namuroise. 

"Il fallait absolument empêcher ces joueuses d’accélérer dans les transitions", confie Philip Mestdagh. "Souci, nous avons été dans la réaction, elles ont pu prendre de la vitesse et étaient dès lors impossibles à arrêter." 

Deuxième paramètre qui explique cette lourde défaite, une prestation offensive absolument catastrophique. Avec 33% de réussite que cela soit à deux points (11 sur 33) ou aux lancers francs (4 sur 12), difficile de revendiquer quoi que ce soit. 

"Je savais que nous aurions un déficit de créativité par rapport aux Grecques et cela s’est vérifié. Nous avons souvent dû faire tourner la balle autour de la ligne des trois points, sans parvenir à trouver nos pivots, voire même à prendre un shoot avant la fin de notre possession." 

Enfin, troisième clou dans le cercueil, 20 pertes de balle qui ont donné aux visitées des munitions dont elles n’avaient déjà pas besoin pour l’emporter. 

"Hormis Vanderwal, nous éprouvons d’énormes difficultés à résister à la pression adverse. On n’y est pas habitué dans le championnat belge." 

Conclusion, une belle claque difficile à digérer. "L’Olympiakos est plus fort, aucun problème avec cela. J’aurais pu vivre avec une défaite de 15 points mais s’incliner de près du double, c’est une déception." 

Namur devra se prendre jeudi prochain face aux Hongroises de Ceglèd, sur le papier l’adversaire le plus abordable.