Les Namuroises se sont qualifiées en deux manches pour la finale des playoffs. 

Après le succès en demi-finale aller face à Sint Katelijne (75-66) elles ont récidivé dans l’antre malinois (64-67). Pour le coach Philip Mestdagh, le contrat est déjà rempli. 

"En terminant troisième de la phase classique, Namur est certain de jouer l’Eurocup sans devoir passer par un tour préliminaire", confie-t-il. "Maintenant, on va disputer l’apothéose, ce qui n’était plus arrivé au club depuis cinq ans. Ce dimanche soir, on n’a certainement pas livré notre meilleur match de la saison mais Diwakana et Range ont pu être efficaces dans les moments importants. Après un gros premier quart temps (13-23), on a perdu le contrôle défensif et l’organisation offensive mais désormais, on parvient à trouver les points forts de chaque joueuse et ouvrir des espaces. C’est là qu’on a le plus progressé." 

Les Rouges doivent malgré tout encore hausser leur niveau. Le cinq présent sur le terrain ne parvient pas encore à atteindre son meilleur niveau en même temps. 
"C’est vrai, Hanne a loupé quelques shoots importants et Ogun n’a pas eu un bon rendement (3 sur 12) mais elles ont bien bossé derrière pour contrer Résimont." 

Le banc doit également apporter plus. Face à des Malinoises dont l’effectif n’est guère fourni, cela n’a pas prêté à conséquence mais contre Braine, le manque d’efficacité en profondeur se payera cash. 
"Les filles qui montent sur le terrain doivent saisir les opportunités qui se présentent et ne pas perdre deux ballons consécutifs par exemple. Soriano est restée un mois et demi sur le flanc et c’est difficile de reprendre du rythme alors que les entraînements sont logiquement moins intensifs à ce stade-ci de la saison. Côté brainois, il y a des joueuses de la trempe de Ramette et Brcaninovic qui sortent du banc, on connaît leur apport." 

Reste que Namur n’aura rien à perdre vendredi face aux championnes de Belgique, même s’il n’est pas certain que ces dernières récupèrent Alexander, positive au Covid et absente face à Liège.