Namur Rochefort a été relégué en 2002-2003. Miguel Garriz-Constant en était.

Créée en 1939, la Jeunesse rochefortoise a attendu 1964 pour monter pour la première fois de son histoire en nationale. Après quatre ascenseurs avec la P1, le club a connu une attente de 20 ans pour à nouveau retrouver la promotion en 1990. Un échelon au sein duquel les Rochefortois se sont stabilisés et ont même joué le tour final pour la montée en D3, face à Berningen (défaite 0-1 au premier tour) en 1997. La RJF restera finalement 13 ans à l’échelon national, avant de connaître la relégation au terme de la saison 2002-2003.

Tout juste transféré de l’UR Namur, le médian Miguel Garriz-Constant faisait partie du noyau et possédait, à l’âge de 23 ans, le deuxième meilleur temps de jeu derrière Valery Revillod. "On avait sur papier une terrible équipe, bien équilibrée", se rappelle Miguel Garriz-Constant, resté quatre ans à Rochefort. "Il y avait des gars comme Raphaël Viance qui venait de Virton, Stéphane Guidi de Seraing ou encore Henri Balenga (ancien pro, La Gantoise notamment). Mais aussi des anciens comme Rodolphe Marrazza ou André Lecarte. Malheureusement, le groupe n’était pas assez uni sur et en dehors du terrain. C’était beaucoup d’individualités et la sauce n’a pas vraiment pris."

Les mauvais résultats sportifs n’expliquent cependant pas à eux seuls la relégation. Miguel Garriz-Constant se souvient de problèmes financiers. "Certains joueurs ne sont plus venus. Le coach qui a débuté la saison avait été viré, le kiné de l’équipe avait assuré l’intérim avant de voir débarquer Alain Roland en fin de saison."

Dès la saison suivante, Rochefort a donc retrouvé la P1, pour ne plus jamais la quitter. "On a failli remonter juste après notre relégation mais on a perdu le tour final contre Andenne."

Une descente qui a finalement fait du bien au club où une certaine ambiance a été retrouvée. "Alain Roland est resté le coach. Ceux qui ont fini la saison à Rochefort en promotion sont restés et le noyau a été complété pour former un vrai groupe. Ma première année à Rochefort a été compliquée mais après c’était très chouette. Il y a eu un changement de président. Titi Giot, qui tenait un café dans la région est arrivé et était assez proche des joueurs, ce qui n’était pas le cas avant. Après les quatre dernières saisons de ma carrière passées à Meux, si l’opportunité s’était présentée, cela ne m’aurait pas dérangé de revenir à Rochefort", conclut Miguel Garriz-Constant.


“Le Parc des Roches dégage quelque chose”

 Originaire de Leignon (Ciney), l’ancien médian a évolué une grosse partie de sa carrière dans un club du Condroz puisqu’il a aussi évolué six ans à Ciney. Ses quatre années à Rochefort ont marqué sa carrière. “Le Parc des Roches dégage quelque chose. C’est un stade qui n’a rien à envier à ceux d’autres formations. C’est toujours un plaisir d’y jouer” , se souvient-il. Après seize saisons passées en P1, Miguel espère voir Rochefort remonter à l’échelon national, mais pas à n’importe quelle condition. “Ça serait génial pour le club et la région mais il faut se donner les moyens de continuer à ce niveau. Ils ont failli descendre en P2 la saison dernière… Cette opportunité arrive peut-être un poil trop vite. Il est important pour une équipe comme Rochefort de trouver une stabilité.”