Déjà actif dans le Hainaut, Serge Rochart revient dans la Province de Namur après un interim déjà effectué en 2016.

Depuis ce lundi, Serge Rochart est le nouveau manager du CP Namur, succédant à Dider Germain.

A bientôt 59 ans, il a accepté la proposition de l’ACFF de reprendre le flambeau à Namur.

Monsieur Rochart, vous ne débarquez pas vraiment dans l’inconnu après votre premier passage en 2016.

"Non mais depuis quatre ans, il y a eu pas mal de changements. Notamment au niveau informatique que ce soit pour nous ou pour les clubs. Quand l’ACFF m’a contacté et après réflexions, j’ai accepté le défi, c’est enthousiasmant. Je dois dans un premier temps jeter les bases pour la suite."

Entre le Hainaut et le Namur, votre emploi du temps va être bien chargé. Vos activités vont doubler ?

"Non, ce n’est pas le but, mon emploi du temps ne va pas forcément doubler d’un jour à l’autre. Il faut pouvoir s’organiser. J’étais très dubitatif pour le homeworking mais finalement, il nous permet pas mal de possibilités même, si selon moi, ça ne peut pas devenir la norme. Il va falloir, avec la secrétaire, établir de nouvelles bases de travail, faut seulement déléguer, répartir et le faire après réflexion."

Quel sera le grand enjeu dans la Province de Namur ?

"D’abord, je dois tout découvrir de cette province. Ensuite, il y a récemment eu un sondage pour la réforme des P4 notamment qui devait avoir lieu pour la saison 2021-2022. Elle aurait dû être validée lors de l’AG des clubs (comme les règlements) mais elles seront interdites ces prochaines semaines Pour la réforme, cela sera certainement postposé d’une saison en accord avec le président. Ce sera le gros chantier des prochaines saisons, tout comme l’harmonisation des championnats séniors."

Avec le Covid, le football est perturbé!

"Ce n’est pas que le football mais toute la société. En ce moment, c’est tout le monde qu’il faut rassurer. L’incertitude est partout. On ne sait d’ailleurs pas nous-même quand on va pouvoir reprendre un jour. Sur recommandation de l’ACFF, on a déjà décidé d’annuler la Coupe provinciale pour ne pas surcharger le calendrier. Il faut aussi tenir compte de la période d’entrainement nécessaire et il faut prévoir la reprise de manière la plus idéale possible. Par exemple, dans un sport collectif, le paramètre de distanciation sociale est difficile à gérer. La vie va changer mais dans quelle mesure ? On ne sait actuellement pas encore le dire. J’espère pouvoir annoncer une bonne nouvelle rapidement. Moi aussi, j’aimerais vite retourner dans une buvette ! Ca me manque ! (rires)"