Plusieurs joueurs de l'Union Namur réclament de l'argent à l'Union Namur. Ceux-ci indiquent que le club n'aurait pas respecté ses engagements financiers. 

Parmi eux, Steve Vanhorick a accepté de témoigner. Dans sa longue carrière, le Carolo indique n'avoir jamais connu une telle situation. "J'ai toujours joué à Couillet, donc je savais où je m'embarquais", lance le solide défenseur. "A l'exception d'une saison au RCCF où personne n'a été payé, je n'ai jamais vu cela. Et à l'époque, le club avait eu le courage de présenter la situation aux joueurs. Il avait expliqué qu'il n'avait plus les fonds et que si on voulait continuer, c'était pour l'amour du maillot. Mais, ici avec Namur, la situation est plus grave."

Arrivé à la mi-saison depuis Ciney, l'homme avait un contrat. "A l'Union belge, on m'a parlé d'un contrat rémunéré partiel, c'est une sorte de contrat semi-professionnel. Quand Bernard Annet a repris le club, je suis allé le voir pour lui expliquer que l'ancien président ne respectait déjà pas ses engagements. Il m'a répondu qu'il allait faire le nécessaire. Il m'a dit la même chose concernant le chômage économique. Mais il n'a rien fait du tout..."

Au total, le joueur a perçu 800 euros... "C'est maigre par rapport aux 5300 euros prévus. Je sais que plusieurs autres joueurs sont dans mon cas. D'autres peuvent réclamer le double, je pense. Cela va faire un effet boule de neige. Car, depuis quelques jours, de nombreux anciens joueurs me contactent car ils veulent également lancer une procédure."

Un arbitrage en référé

A l'instar de Modeste Gnakpa, son coéquipier, l'homme a contacté Sporta, la CSC Sporta, le syndicat des joueurs. "Un arbitrage en référé a été lancé. On a envoyé toutes les preuves au syndicat. On devrait avoir des nouvelles dans les prochains jours."

Steve Vanhorick a pourtant proposé une solution à Namur. "Je voulais bien trouver un terrain d'entente. Mais le club m'a proposé... 200 euros. C'est un vrai manque de respect. Heureusement, je ne compte pas sur le football pour vivre. Mais c'était un petit plus pour ma famille et mes cinq enfants."