Namur

L’équipe n’est jamais totalement rentrée dans le match et en a subi les conséquences.Zoran Bojovic, absent pour des raisons personnelles, n’aurait certainement pas aimé voir la prestation de son équipe samedi soir. Beaucoup de confusion et de la mésentente sur le terrain pourraient résumer le match de Namur face à une équipe de Rebecq prête à tout pour gagner ses trois premiers points en championnat. Les visiteurs pressaient très haut. Les Namurois n’ont jamais vraiment su sortir de leur zone et se créer de grosses occasions.

Défensivement, cela ne fonctionnait pas. Ndiaye et Descontus ne savaient pas trop où se mettre lors des actions offensives de Rebecq. Cette incompréhension est d’ailleurs la cause du premier but. Rebecq contre-attaque après un coup franc pour Namur et déstabilise la défense avec un centre venant du côté gauche et une reprise qui envoie le ballon dans la lucarne.

Émile Servais, coach remplaçant lors de ce match, ne comprend toujours pas ce qu’il s’est passé. "Marquer juste après un coup franc en notre faveur, cela ne doit jamais arriver." Une situation qui s’est reproduite plusieurs fois pendant le match et qui a permis à Rebecq de se créer de grosses occasions et parfois de les concrétiser.

Seule option pour les défenseurs de Namur pour contrer le pressing de Rebecq : dégager sur les ailes en direction de Gerodez et Lwangi. Les deux ailiers ont tenté plusieurs centres mais personne n’était là pour concrétiser. Sans Senakuku et Lwangi en attaque, Namur était offensivement quasi inexistant.

Une défaite logique qui n’a pas du tout plu à l’entraîneur. "Nous n’avons pas su créer du beau jeu. Nous ne devons plus reproduire ce genre de match à l’avenir. Maintenant que nous sommes en D2, c’est du réalisme dont nous avons besoin. Il va falloir retirer son costume et mettre sa salopette", conclut-il.