Le Jogging de l’Hermeton va relever le défi d'organiser trois distances (6-14 et 29 km) avec des départs par vagues de 50 coureurs.

C’est un petit événement ! Un jogging va avoir lieu le 11 juillet prochain. Il s’agira du jogging de l’Hermeton, à Romedenne (Philipeville). Il y a bien eu divers challenges virtuels et l’un ou l’autre format de course sur le principe d’un contre-la-montre mais pour retrouver trace d’un jogging, il faut remonter à avant la mi-mars et l’arrêt total des activités sportives suite à la pandémie de coronavirus.

"Il faut bien qu’une organisation ose se lancer", affirme Benoît Badot, l’un des organisateurs. "Il faut bien sûr s’adapter aux circonstances mais aussi retrouver une vie normale. L’envie est en tout cas grande, tant au sein de l’organisation que chez les coureurs."

Le jogging de l’Hermeton ne fera pas de folie. Avant d'officialiser la tenue de son événement, il a reçu l’accord de la commune de Philipeville ainsi que de la fameuse matrice en ligne présentée lors du dernier Conseil National de Sécurité. "Nous avons eu le feu vert ! Nous devons maintenant être à la hauteur, histoire de montrer qu’il est possible d’organiser un jogging tout en se montrant responsable. J’espère que notre course servira d’exemples et permettra à d’autres de franchir le pas plus facilement."

Concrètement, 4 vagues de 50 coureurs, séparées de 15 minutes, sont prévues pour chacune des distances. Le trail de 29 km s’élancera à partir de 9h, tandis que le 6 km est prévu à partir de 14h et le 14 km à partir de 15h15. A aucun moment, il n'y aura donc une accumulation importante de coureurs en un même lieu.

Le sas accueillant les coureurs au départ mesurera 200 m², de quoi offrir 4m² à chacun des participants et permettre la distanciation physique.

Les pré-inscriptions, à partir de ce jeudi 15h, sont obligatoires tandis qu’il n’y aura pas le traditionnel chapiteau et que l’après-course se limitera à un bref self-service avec quelques boissons sans alcool et chips. Pas de vestiaires ni de douches non plus, ni même de ravitaillement sur le parcours.

"Ce n’est pas encore la course à pied comme on l’aime mais l’esprit de la course sera bien là", reprend Benoît Badot, qui avait terminé 2e de l'acte II du King of D-Confinement voici quelques semaines. "C’est un premier pas vers un retour à la normale."

Toutes les conditions à respecter sont reprises sur le site de l'organisation