On ignore, comme on l’a entendu, si c’est le Covid qui est le seul vainqueur du tumulte des dernières heures. Seule certitude : la Belgique, terre du surréalisme, a (encore) fait parler d’elle à l’étranger. On sait en tout cas qui sont les perdants du dernier petit jeu de rôle.

Les Castors d’abord, invaincus en 20 rencontres (18 en championnat, 2 en demi-finale des playoffs) et qui ont privilégié la santé des unes et des autres. Tout en essayant de garder la main en coulisses en espérant gagner le championnat (ou ne pas le perdre). Namur, ensuite, qui pointe (avec raison) le règlement adapté des playoffs adopté par les quatre équipes du dernier carré mais qui n’a pas terminé la phase régulière du championnat (13 victoires, 4 défaites), en raison (déjà) du Covid chez l’adversaire. Les Namuroises sont pointées du doigt sur les réseaux sociaux mais leur direction est restée fidèle à sa logique sportive et financière. Ensuite, et c’est propre à la sphère professionnelle, l’éthique sportive embrasse rarement les règlements. Enfin, concurrence exacerbée oblige, les présidents des deux clubs-phare francophones étaient peu désireux de faire des cadeaux à l’adversaire.

On ignore si le fameux règlement des playoffs, qui tient sur deux pages et avec lequel on peut jouer sur les mots, sera attaqué par les Castors Braine (qui s’estiment) déchus d’un huitième titre. Une procédure longue brouillerait encore un peu plus les contours du paysage basketballistique national. Une Top Division Women 1 qui, des clubs à la Fédération, gagnerait à régenter et communiquer de façon claire, transparente et moderne.

Dans sa quête de crédibilité et sa volonté de croissance, le basket féminin de haut niveau n’avait pas besoin de cet affront. Même si un virage financier (à la baisse) va être pris du côté de Braine, peut-être que l’élan généré par le club fusionné SKW-Kangoeroes invitera les différentes entités de TDW1 à davantage de professionnalisme.

Mix de clubs formateurs, d’entités pros ou semi-pros, cette ligue mérite plus que ce brouhaha qui a fait son quotidien ces deux dernières semaines.