Comme toutes les fédérations sportives du pays, l'Association des Clubs Francophones de Football a connu une année 2020 particulière et difficile sur le plan sportif. L'aspect financier a également été fortement impacté. La diminution de recettes se compte en millions d'euros. Exactement 2 240 858,29 euros de moins qu'en 2019. "L'équilibre a été atteint à 7 753 164 euros. La chute des recettes s'explique évidemment en grande partie par la crise sanitaire puisque rien que les cotisations ont chuté de 905.000 euros et les assurances, de 467.000 euros. Si on prend le total des recettes en provenance des clubs, celles-ci ont même chuté de près d'un million et demi d'euros, soit une moyenne de 2.300 euros par club", explique la fédération. 

Malgré cela, le nombre d'affiliations n'a pas chuté et l'ACFF a aussi profité d'une exemption exceptionnelle de l'ONSS.

Il n'est pas rare d'entendre que l'ACFF profite des clubs et fait beaucoup de bénéfices sur leur dos. Une fausse information que le président David Delferière a tenu à remettre au clair. "On constate que les recettes "clubs" représentent moins de 10 % du budget de l'ACFF. Il est donc faux de prétendre, comme on l'entend trop souvent, que 'l'association s'enrichit sur le dos des clubs' ou que 'les administrateurs gagnent très bien leur vie grâce aux clubs.' Pour rappel, le jeton de présence des administrateurs est de 10 € pour des réunions qui durent parfois très longtemps, surtout en cette période compliquée."

Le réviseur d'entreprise tient d'ailleurs à souligner que les subsides restent le moteur principal de l'activité de l'ACFF et qu'il est donc essentiel de se conformer aux directives des pouvoirs subsidiants.

De l'Assemblée Générale qui a eu lieu récemment sont ressorties de bonnes nouvelles malgré tout. "L'ACFF a aussi consenti de gros efforts pour comprimer les coûts. Les frais de travaux, de fournitures, de déplacements et d'arbitrage, entre autres, ont diminué. Deux constatations réjouissantes également: aucun club n'a été radié et les frais d'avocats ont été revus à la baisse, les recours ayant été moins nombreux."