Valentin Hajdu, l’homme qui tient debout

Adepte des longues distances, le traileur Valentin Hajdu s’épanouit pleinement.

Valentin Hajdu, l’homme qui tient debout

En traileur qu’il est devenu voici maintenant quatre ou cinq ans, Valentin Hajdu se sent particulièrement bien dans les bois en courant. Pas étonnant du tout quand on sait que le citoyen d’Ormeignies, 30 ans, est garde forestier de formation.

Valentin se tourne de plus en plus vers les efforts au long cours, comme en témoigne sa participation récente au GTLC, lisez le Grand trail des lacs et châteaux, dans la région de Malmédy, où il s’est aligné sur la longue distance : 164 kilomètres. Il y a décroché une très belle quatorzième place après plus de 25 heures d’effort et 6 800 mètres de dénivelé positif.

"C’était très intense et on a couru de nuit aussi. Les encouragements de ma compagne et de mes filles m’ont bien aidé. Je n’y allais pas forcément pour réaliser un classement mais ce top 15 est bien entendu une belle satisfaction."

Ce type de parcours apporte à Valentin son lot d'adrénaline et d'émotions fortes. C'est justement ce qu'il apprécie : aller loin dans l'effort et repousser ses limites. "Quand tu termines une telle épreuve, tu te sens vivant, tu es fier de ton exploit. Sur les longues distances, tu es maître du temps, tu es dans la gestion. Tu ne regardes pas ta montre comme sur un 10 ou un 20 kilomètres. L'essentiel n'est pas le chrono. Et tout peut arriver. Il faut avoir un mental solide. Tu passes par différentes phases. Tu dois gérer tes bobos, te rebooster par moments. J'apprécie vraiment. Et puis, j'ai plus un gabarit de traileur que de joggeur."

Une semaine après le GTLC, Valentin était au départ des 20 kilomètres de Bruxelles. Avec les jambes lourdes, il a fini en 1h23. On le voit aussi de temps en temps sur les courses de l’ACRHO. L’occasion de travailler un peu sa vitesse. On l’a ainsi vu à l’œuvre lors des Crêtes du Tournaisis, dans la fournaise de Thimougies.

"Avant cette course de plus de 14 kilomètres, j’avais réalisé un échauffement de 8 bornes. Je n’ai pas pris de risques au niveau du chrono car il faisait très chaud."

Plus jeune, Valentin Hajdu a pratiqué le water-polo et le tennis de table. Il a aussi fait un peu de vélo. "Papa a été mécano pro chez Lotto. Et c'est aussi lui qui m'a initié au trail."

Autrefois gros fumeur, Valentin respire donc désormais le grand air à pleins poumons. À son agenda figurent plusieurs défis de taille.

"Je me suis ainsi inscrit aux 24 heures d’Ath en solo pour septembre. Je ne vais pas encore le dévoiler maintenant mais j’ai clairement un objectif en tête. Le parcours est plat. J’ai vraiment envie d’y faire quelque chose."

Des épreuves comme l'Ultra trail du Mont-Blanc et la diagonale des fous font bien entendu rêver Valentin Hajdu, qui compte aussi refaire le dernier homme debout. À Andenne, en mars, il avait achevé 16 tours. "Et lors de ma première participation, j'avais accompli 13 tours. Le prochain rendez-vous est fixé à Andenne en 2023 mais il y aura une sélection avant, souligne Valentin. J'espère pouvoir revivre cette expérience et essayer de terminer cette fois."

En finissant debout, évidemment…

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