Cédric Merchez a doublé son titre européen en tennis de table: "En finale, je me sentais injouable"

Le Tournaisien est le premier vétéran à y parvenir. Une véritable fierté pour lui.

Arnaud Smars
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©Eda - Arnaud Smars

Cédric Merchez est devenu champion d'Europe des Vétérans 40 à Rimini. Au lendemain de cet exploit, le Tournaisien revient avec nous sur cette superbe compétition. "Un membre de la Fédération m'a prévenu que j'étais le premier à avoir doublé un titre européen. Cela me fait un record de plus. C'est une grande fierté."

"Pupuce" l'avait annoncé, il n'allait pas dans la Botte pour faire de la figuration. Le podium était un objectif minimum. Il aura finalement fait beaucoup mieux grâce à un niveau de jeu exemplaire. Pour preuve, il n'a perdu que deux sets sur l'ensemble du tournoi. Où il y a eu pas moins de dix rencontres ! "C'est magnifique. Mais je dois reconnaître que j'ai rencontré des difficultés en huitième de finale malgré le 3-0. En quart, je loupe quatre balles de matchs et le laisse prendre un set. Mon adversaire menait 8-7 dans le suivant. Heureusement, j'ai réussi à faire la différence. S'il y avait eu une belle, cela aurait été bien plus compliqué. Car je sentais qu'il avait compris ma façon de jouer. Je n'avais plus vraiment de cartouches pour faire la différence. En demi, face à un Italien, j'ai également dû batailler énormément. On m'avait annoncé un opposant moins fort sur papier. Je me suis alors mis trop de pression. Cela m'a coûté de bêtes points. En plus, j'avais très chaud. J'ai dû m'adapter pour la finale."

Une finale qui n'aura finalement été qu'une formalité face au Polonais, Artur Daniel. Le score en atteste : un 3-0 bien tassé avec des sets à 11-6, 11-4 et 11-5. Et pour cause, les supporters adverses avaient réveillé la bête de compétiteur qui sommeille au fond du Tournaisien. "Ils disaient à tout le monde que j'étais battu d'avance. Que je n'aurai aucune chance. C'est revenu jusqu'à mes oreilles. Je n'ai pas répondu à ces provocations. Mais au fond de moi, je me sentais plus motivé que jamais. D'autant que je suis monté en puissance tout au long du tournoi. En finale, j'ai tout simplement livré mon meilleur match. Je me sentais tout simplement intouchable. J'ai eu l'impression d'être remonté une vingtaine d'années en arrière. Quand j'étais top 10 belge et que je battais Samsonov, le numéro 1 mondial de l'époque."

Car en double, avec le Slovaque Tadej Vodusek, le Tournaisien a également brillé en décrochant le bronze (NDLR : à Budapest, il avait obtenu l'argent avec son traditionnel partenaire). Sa participation n'était pourtant pas prévue. "C'est en arrivant à la salle que j'ai appris que je jouais en double également. Au départ, je pensais que mon coéquipier m'avait inscrit. Puis, j'ai appris que la Fédération pouvait nous donner un partenaire d'office. Tadej me connaissait."

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