Le joueur va retrouver ses anciennes couleurs en espérant être sur le terrain.

Décalé à 17 heures ce dimanche, le match entre Molenbaix et Péruwelz sera celui des retrouvailles pour plusieurs représentants de la French connection molenbaisienne, dont Julien Spinelli. À 38 ans, le défenseur gaucher espère pouvoir s’aligner.

Julien, vous êtes douteux ?

"Oui. J’ai passé une échographie en début de semaine qui a montré un décollement de quatre centimètres au niveau de l’aponévrose à la cuisse gauche. Mais comme je n’ai pas de grosse douleur, j’aimerais quand même jouer Péruwelz avant de souffler."

Péruwelz, ça reste particulier ?

"Oui, c’est mon club de cœur. Et Molenbaix celui qui m’a redonné le goût comme joueur. Mon cœur est à Péruwelz et j’ai beaucoup d’estime pour plusieurs personnes là-bas."

De l’équipe actuelle, vous connaissez des joueurs ?

"Bien sûr. J’ai longtemps joué avec Montuelle, Milito et je connais bien Tainmont aussi."

Vous en êtes déjà à votre quatrième saison à Molenbaix alors qu’à la base, vous étiez parti à Wiers.

"Oui, j’y suis resté quinze jours seulement durant l’été. C’est par l’intermédiaire de Michaël Wiesniewski, actuel T2 de Péruwelz, que j’ai appris que Molenbaix cherchait à se renforcer. Nous sommes arrivés avec Gomis, Menet, Moneuse. Puis Cuzzucoli est venu."

Avec Jérémy Moneuse, vous êtes inséparables, non ?

"C’est comme mon petit frère."

Il y a aussi d’autres joueurs français à Molenbaix.

"Oui, mais pas du même coin. Nous, nous venons de Saint-Amand à la base."

La route ne vous pèse pas ?

"Si, un peu. Il y a 45 minutes. Mais en même temps, Molenbaix est un club familial, avec une belle ambiance à la buvette. Je retrouve l’esprit que j’ai connu à Péruwelz au début, dans l’ancienne buvette. Il y a un super groupe. Cette semaine, je suis allé voir Lille-Ajax avec Moneuse et aussi Martin Fontaine, notre capi, qui a fait une longue route."

Pensiez-vous que Molenbaix allait réussir de la sorte en P1 ?

"La préparation n’a pas été bonne du tout. Mais au bout de deux ou trois matchs, nous avons pris nos marques et avons vu que nous avions du potentiel. Nous avons battu plusieurs gros. Le recrutement a été bien ciblé. Nous abordons chaque match avec appréhension mais quand le coup de sifflet est donné, on oublie les différences qu’il peut y avoir avec l’équipe en face. Péruwelz fait partie des ténors et j’espère qu’on livrera un bon match."