Tournai-Ath-Mouscron Le Tournaisien Olivier Muny analyse, la tête pleine de bleus, sa première défaite.

"Geoffrey Van Steenberghen était bien meilleur que je ne l’imaginais", reconnaît avec humilité le boxeur défait.

Olivier Muny a perdu son premier combat professionnel, mais ne se cherche pas pour autant d’excuses.

"Je n’ai pas su m’organiser et j’ai progressivement perdu pied. J’ai boxé la tête dedans et je n’ai j’ai pu prendre de recul face à mon adversaire", analyse-t-il avec amertume et lucidité.

"Je n’ai toutefois pas subi mon combat. Car au final, je ne perds qu’avec deux points d’écart. Le résultat était vraiment serré. Et sans forfanterie, je croyais toujours en mes chances de victoire lorsqu’a retenti la cloche du sixième round", confie le Tournaisien, encore affecté par son faux pas.

Deux juges sur trois ont en effet déclaré le néopro flandrien vainqueur, avec le plus petit écart. Muny n’en est pas moins un boxeur d’exception.

"Van Steenberghen était porté par le public de l’arène de Gand. Il avait un plus gros débit que moi et ses touches étaient plus nettes. Au final, c’est moi qui n’ai pas su m’imposer. J’aurais dû changer ma façon de combattre, alors que j’ai continué à frapper sur le rythme de mon adversaire. Geoffrey en a profité et m’a déstabilisé. À partir du quatrième round, la fatigue physique s’en est mêlée. Je ne récupérais plus dans le coin du ring. Et j’ai logiquement décliné", conclut "The Best Ever". Enfin, du moins pas sur ce coup-là !

Dimanche, le réveil était toujours difficile. "Après une défaite, on se sent jamais bien. Et les encouragements tardent parfois à vous remonter le moral. Mais, c’est la loi du sport professionnel. En boxe, seul le vainqueur reçoit les honneurs en rentant au vestiaire."

L’essentiel, pour le sociétaire du Boxing Club Élite Enghien est de préparer, avec détermination, les prochains combats. Ceux du mois de novembre.

"Je vais, dès à présent, charbonner à cœur joie pour retrouver la voie du succès". Comprenez qu’Olivier est déjà au travail ce matin.