Le boxeur prend un sacré virage en filant… à l’anglaise !

C’est depuis les installations du Boxing Club Talki à Blaton que Thomas Koloss Vanneste a décidé de prendre, à 27 ans, un fameux virage. Après avoir brillé en K-1, le poids lourd mouscronnois (1,88 m pour 114 kg) souhaite se recentrer sur la boxe anglaise. "J’ai décidé de stopper ma carrière pro en boxe pieds-poings. En fait, j’ai débuté par la boxe anglaise et j’y reviens totalement", rappelle-t-il.

Ex-champion d’Europe et membre du top 10 mondial, Thomas, c’est 43 combats en K-1 au total, pour 31 victoires, dont 21 K.-O. "Je retiens notamment ma victoire contre Zimmerman, qui était n° 5 mondial, en 2015 lors du Glory."

Alors actif au Lumpini’s à Mouscron, Thomas a toujours gardé un lien avec Michel Talki, qui l’encadrait au niveau de la boxe anglaise, discipline dans laquelle il a disputé 4 combats amateurs pour 3 succès, dont deux K.-O.

"J’aurais déjà pu passer pro en anglaise il y a deux ans. J’aurais dû franchir le pas. En K-1, je m’entraînais comme un pro mais les combats se faisaient plus rares. Pour tout dire, en deux ans, j’ai eu quatre combats seulement. Là, j’ai eu le déclic. Surtout que mon dernier combat a été un véritable flop. Ça arrive à tout athlète. Ce jour-là, j’ai eu l’impression de rester aux vestiaires."

Il y a un mois environ, il décidait de revenir vers Michel Talki. "La boxe anglaise, c’est ma base. En K-1, je mettais un coup de pied de temps en temps pour faire plaisir. Sinon, je faisais tout avec mes poings."

Désormais, Thomas ambitionne de devenir pro en anglaise. "Je veux un premier combat pro lors du gala organisé par Michel en novembre. Ensuite, j’espère recevoir une chance de combattre pour le titre de champion de Belgique des lourds. Mais ce ne sera pas avant 2020. Je suis plutôt un diesel et en boxe anglaise, au plus le combat va durer, au mieux je serai."

Michel Talki a accepté de reprendre Thomas sous son aile. "Il y a deux ans, il n’a pas voulu m’écouter et n’en a fait qu’à sa tête. À un moment, j’ai stoppé les frais. Donc, il revient mais je ne veux pas faire ça pour rien. Maintenant, il faut qu’il s’entraîne dur et que je lui trouve des combats. Il travaille de plus en plus vite et commence à faire vraiment mal. Les sacs, c’est bien, mais il lui faut des sparrings. "

Thomas va en trouver. "En anglaise, je vais en avoir, j’en suis sûr. L’heure d’un nouveau départ a sonné. Je voulais faire baisser ma charge mentale, ne penser qu’à la boxe. Michel s’occupera du reste. Même si j’ai parfois effectué les mauvais choix, certains sponsors sont restés fidèles et je les en remercie. Leur soutien est important aussi."