Lundi matin, elle était au boulot. La veille, elle avait franchi la ligne d’arrivée du marathon Seine-Eure, aux environs de Rouen, après 3h58.24 d’effort. Preuve s’il en est qu’il y a une vie à côté de la politique.

Connue à travers ses mandats, Dorothée De Rodder aime aussi se lancer des défis sportifs. Adepte de la course à pied, la citoyenne du Mont-Saint-Aubert avait déjà vécu une première expérience sur marathon, à Prague. Cette fois, elle s’alignait sur une épreuve peut-être plus confidentielle mais qui lui a procuré d’excellentes sensations.

“Nous étions partis à quatre et l’objectif était de finir tous les quatre. À titre personnel, j’avais de très bonnes jambes, je me suis sentie vraiment bien. L’organisation était au top. Nous n’étions pas plus de 600 marathoniens au départ mais nous avions choisi cette épreuve parce qu’elle ne se situait pas très loin de la Belgique.”

Pour Dorothée et son entourage, c’est l’aboutissement d’un gros travail entamé en mai dernier avec le précieux concours de Laurent Denays. “Laurent nous a même accompagnés à Rouen et n’a pas hésité à nous donner des conseils sur son vélo. Je lui tire un gros coup de chapeau car ce périple n’aurait pas été possible sans lui, assure Dorothée. Préparer une telle course ne s’improvise pas. Il faut bien s’entourer et être prêt physiquement. Encore une fois, même si les 500 derniers mètres m’ont paru longs, j’ai fini dans un bon état de forme et le lendemain matin, j’étais au travail. Nous ne sommes pas des professionnels et la vie continue.”

Une aventure humaine aussi

Tout au long de ce parcours relativement plat et très bucolique, selon les dires de Dorothée De Rodder, c’est une véritable aventure humaine aussi qui s’est dessinée. “J’étais partie avec mon compagnon, les amis et la famille. Nous avons pu compter sur une équipe de supporters au top. Chaque fois que mon père me voyait sur le parcours, il pleurait tellement il était ému. Pour mon compagnon, ce marathon, c’était une première. Lui aussi est allé au bout de l’effort. Participer à une telle course te forge le mental, te permet de relativiser par rapport aux événements du quotidien. C’était une belle aventure collective.”

Dorothée a toujours apprécié le sport. Elle a pratiqué l’équitation ainsi que le triathlon avant de décrocher pour des raisons à la fois professionnelles et familiales. “Au moment où j’ai eu mon deuxième enfant, j’ai pris beaucoup de poids et c’est là que je me suis mise à la course à pied. Aujourd’hui, la course à pied est un élément essentiel de ma vie. Je cours quatre ou cinq fois par semaine, notamment le week-end. Ou alors, je fais du vélo. J’habite au Mont-Saint-Aubert, un très beau terrain de jeu, évidemment. Parfois, il m’arrive de partir de chez moi pour me rendre en courant chez mon père, à Hollain.”

On croise également Dorothée sur les manches du challenge ACRHO. Elle aime aussi courir seule. “Oui, ça ressource. On part avec des problèmes et on revient sans grâce à la course. C’est aussi une discipline terriblement accessible. Vous prenez une paire de baskets, vous sortez de chez vous et c’est parti. Maintenant, après, vous avez envie de progresser, de recevoir des conseils. Il y a aussi de nombreux programmes facilement disponibles.”

Le prochain grand défi de Dorothée, ce sera un autre marathon. “On va sans doute mettre le cap sur Florence.”

Ce n’est pas tout. Mais elle ose à peine en parler, de peur de ne jamais pouvoir réaliser son rêve. “C’est vrai, avant mes 50 ans, je souhaiterais prendre part à la Diagonale des Fous, à La Réunion.”

Une île qu’elle aimerait parcourir pour en revenir avec des tas d’images mêlant défi sportif et épanouissement à la fois personnel et collectif.