Tournai-Ath-Mouscron Peter Fauvaux vise le maintien en D2 nationale avec l’équipe féminine d’Havinnes. Y parvenir constituerait un exploit.

La Gantoise, Anderlecht, Bruges, Zulte Waregem : les filles d’Havinnes vont rencontrer du beau monde cette saison en D2 nationale. Après le doublé coupe-championnat la saison dernière, l’équipe a donc fait le grand saut vers les divisions supérieures. Forcément, le fossé avec la P1 est important.

"Il n’est pas important, il est énorme, indique le coach, Peter Fauvaux . Quand vous jouez dans des grands stades, comme à Harelbeke par exemple pour l’ouverture du championnat, c’est impressionnant. Et puis, certaines équipes ont la possibilité de faire descendre des joueuses de D1. C’était le cas lors de notre défaite face à Tertre, où trois joueuses étaient redescendues."

À Harelbeke, bien que réduites à dix dès la 55e, les Havinnoises avaient décroché un beau nul (3-3). Elles n’auront de toute façon d’autre ambition que le maintien cette saison.

"Comme il n’y a plus de D3, il y a quatre descendantes dans chaque série de D2, poursuit Peter Fauvaux. Il faudra donc se battre pour ne pas descendre, tout en sachant en plus que nous sommes tombés dans la mauvaise série, autrement dit la plus forte."

Havinnes mise sur pas mal de jeunes joueuses encadrées par quelques plus anciennes ayant connu la D3. Le club avait ciblé des transferts, mais plusieurs renforts sont actuellement à l’infirmerie. "C’est le cas de Laura Bouttiaux, qui a connu la D1, explique ainsi l’entraîneur d’Havinnes. Et j’ai aussi Justine Lefèbvre qui est sur le flanc."

Sans compter que Peter, face à Tertre, devait aussi se passer de sa capitaine expérimentée, Manon Leclercq. Bref, ça faisait beaucoup.

"Mais même si nous avions des absentes et que l’adversaire s’était renforcé, nous n’avons pas livré un grand match. Tâchons donc de nous rattraper face à Beveren ce week-end. Ce ne sera pas facile, mais nous avons essayé de préparer au mieux cette rencontre en nous entraînant sur le synthétique d’Anvaing. On espère aller chercher quelque chose à Beveren", conclut Peter Fauvaux.