Tournai-Ath-Mouscron Le pilote de Bury veut y croire pour sa dixième participation à Namur.

"Cette fois, j’ai enfin la machine pour briguer une place parmi les trois premiers ", affirme, avec certitude, Jérémy Mikels.

Il ne faudrait pas s’y tromper, du haut de son mètre soixante-neuf, et avec ses 62 kilos, le pilote trentenaire compte bien faire le poids face à ses adversaires au Superbiker de Mettet.

Et en toiser plus d’un, avec un brin d’arrogance, sur la grille de départ, à l’issue des derniers essais chronométrés, samedi matin. Car cette fois Mikels a la machine qui tue!

" C’est la première fois que je dispose d’un châssis de fabrication suisse d’une telle qualité. Avec une garde au sol rabaissée et un cadre spécialement conçu pour mon gabarit de poids plume ", reprend le pilote engoncé dans sa combinaison de cuir noir.

Mikels et le quad, c’est une véritable histoire d’amour depuis le berceau. Enfin presque!

" Mon grand-père m’a offert mon premier bolide à l’âge de 5 ans. Et j’ai débuté la compétition, en sports moteurs, alors que j’étais encore à l’école primaire ", explique-t-il en manipulant son engin comme un gosse émerveillé.

Technicien automobile, Jérémy se voue à sa passion pour le sport mécanique tant au plan professionnel qu’en compétition. Sans que jamais rien ne l’arrête, ni ne le refroidisse.

" J’ai déjà été victime d’une fracture ouverte du fémur et de la clavicule. Et d’hématomes pulmonaires, à la suite d’accidents en compétitions. Mais c’est plus fort que moi. Chaque fois que les médecins me réparent, je dois remonter sur ma machine", avoue cette espèce de tête de mule.

Ce week-end à Mettet, Mikels a son ordre de marche tout établi. " Il faut qu’à l’issue des chronos de vendredi après-midi et de samedi matin je sois parmi les cinq premiers sur la grille de départ. Et sur le podium dimanche soir ."


Mikels s’est mis à la course à pied

© Veys

Quand il n’est pas à l’atelier, occupé à bichonner sa machine, ou à l’entraînement sur le quad, Jérémy Mikels troque volontiers sa combinaison de cuir pour une paire de chaussures de course à pied et un short d’athlétisme. “ En compétition, le corps est mis à rude épreuve, durant deux manches de trente minutes. Et je me suis rendu compte, avec l’expérience, que si mon quad avait une grosse cylindrée, il n’en était pas toujours de même pour son pilote”, reconnaît-il sans ambages.

Alors, Jérémy s’est essayé, avec un certain succès, à l’entraînement d’endurance en course à pied. “En début de saison, sur le mini-challenge, je tenais difficilement la moyenne de 13 km/h, durant six petites bornes. Mais, six mois plus tard, j’ai bouclé la manche de Vezon à plus de 18 km/h”, jubile le pilote qui tire également profit de l’amélioration de sa condition physique sur le quad.