L’annonce de la fin des activités de la JUS Maubray a créé une onde de choc. Encore plus quand on connaît les circonstances dans lesquelles l’aventure va s’achever.

"Nous sommes locataires des installations et le propriétaire du site ne veut plus voir de football à cet endroit", confie Sébastien Baudart, l’enfant du club, qui fonctionnait en binôme avec Steve Abraham pour coacher l’équipe première en P4. "A la place, il restera des activités canines. Le bail se termine en août. D’ici là, en fonction de la situation sanitaire, nous aurons peut-être l’occasion d’organiser une dernière assemblée et de boire un dernier verre."

Justement, derrière le comptoir, Madelon et Francis, les parents de Sébastien, en auront vu défiler, des verres et des bons moments. "Ils sont au poste depuis plus de 20 ans et vous imaginez bien que pour eux aussi, arrêter comme ça leur fait un gros pincement au cœur", assure Sébastien. "D’un autre côté, ils auront la possibilité de prendre un repos bien mérité car ils en ont passé du temps au club."

Sur les réseaux sociaux, les dirigeants de Maubray, Sébastien, ses parents et Olivier Cliquet pour ne citer qu’eux, ont reçu des dizaines de messages de soutien, preuve que le capital sympathie de la JUS était important.

"Je pense que nous aurions pu continuer encore quelques années, mais le propriétaire en a décidé autrement. C’est d’autant plus dommage que récemment, une personne m’avait contacté pour me proposer de relancer des jeunes au club", poursuit Sébastien.

P2, P3, P4, capitaine, avant-centre et même gardien à ses heures, Seb aura tout connu chez les Monberlots, lui qui était coach depuis 5 ans. Et maintenant ? Que faire ? Stopper le foot ou rester dans le milieu ? Sébastien Baudart se tâte. "J’ai déjà reçu des propositions pour jouer et coacher des équipes réserves. Je vais analyser le tout. Il y aurait aussi des possibilités de coaching en P4. Si je m’investis, ce ne sera pas à moitié. Donc, je prends le temps de réfléchir. Je travaille sur Ath et je prendrai en compte le facteur distance par exemple."

Les ballons ne feront donc plus trembler les filets sur les bords de l’E42. Triste nouvelle pour le foot régional.