Le club ne digère pas la décision, liée visiblement à la fermeture du stade Jean Huart lors des tempêtes.

Le comité de la Young Cup et le comité provincial du Hainaut ont décidé de retirer au Pays Blanc l'organisation des finales de Young Cup.

"Eu égard aux fermetures des installations décrétées par votre bourgmestre ces deux derniers week-ends, avec pour conséquence que vous ne pouvez pas nous garantir l'accès aux installations, le comité de la Young Cup et le comité provincial du Hainaut ont décidé après mûre réflexion et à contrecoeur de vous retirer l'organisation des finales de Young Cup. Nous sommes pleinement désolés de cette situation mais nous ne pouvons pas rester tributaires d'une décision communale"
, indiquent ainsi les deux comités au club du Pays Blanc.

Evidemment, ce dernier n'a pas tardé à réagir par voie de communiqué. Le club ne comprend pas cette décision.

"La RAS Pays Blanc a appris avec stupéfaction et colère la décision unilatérale du comité de la coupe du Hainaut et du comité provincial de nous retirer l’organisation des finales de Young Cup. Organisation qui nous avait été attribuée le 7 février par écrit. La raison évoquée pour ce revirement de situation est absolument ahurissante. Il est question de mûre réflexion, qui en fait a pris 23 minutes entre le moment où nous avons prévenu M. Rochart de l’ordonnance communale et sa première réponse, tranchante, par téléphone, à notre CQ. Ces deux comités estiment donc que les fermetures du stade Jean Huart, imposées par nos responsables politiques les 9 et 16 février à l’occasion des deux tempêtes successives qui ont frappé le pays, sont susceptibles de mettre en danger le bon déroulement des finales de Young Cup que nous nous faisions une joie de recevoir les 23 et 24 mai. Le club n’est pourtant en rien responsable d’une décision politique que, par ailleurs, nous comprenons et soutenons puisque notre priorité est bien la sécurité de nos affiliés ainsi que celle des autres personnes qui auraient pu fréquenter nos infrastructures lors des deux tempêtes qui ont engendré des rafales dépassant les 100km/h. Nous rappelons d’ailleurs au comité provincial que ce dernier avait décidé de la remise des matches à l’occasion de la tempête Ciara du 9 février. Nous nous interrogeons donc sur les raisons officieuses qui ont poussé nos dirigeants footballistiques à changer d’avis alors que les autres candidats avaient été prévenus de notre désignation. Car l’explication fournie est tellement farfelue qu’elle ne peut pas être la raison réelle de ce coup de massue. Au-delà de ce sentiment d’injustice écrasant qui nous dérange, nous signalons surtout que ce revirement de situation nous porte un préjudice énorme. Le club a en effet déjà mis de nombreuses choses en place et pris des engagements pour la bonne tenue de ces finales. Cette annulation représente une perte d’argent conséquente. Et celle-ci se double même d’un autre préjudice important. Nous avons en effet annulé l’organisation de plusieurs de nos traditionnels tournois du week-end de l’Ascension qui représentent, eux aussi, une rentrée financière non négligeable pour le Pays Blanc. Par-dessus le marché, le comité provincial a décidé de punir nos jeunes en infligeant un forfait à nos U14 et à nos U15, qui auraient dû jouer à domicile le dimanche 16 février en matinée, lors de la deuxième interdiction d’accès au stade Jean Huart. Le tout alors que 38 matches ont été remis à cause de la météo lors du week-end écoulé.Notre matricule est donc lésé sur de très nombreux points par cette incroyable décision, faisant fi de la sécurité des footballeurs hennuyers mais aussi de l’autorité politique communale et provinciale. Nous pouvons bien entendu prouver ce que nous avançons et n’hésiterons pas à fournir les différents mails ou ordonnances à ceux qui nous le demandent. Le Pays Blanc était si fier d’accueillir l’événement majeur du foot provincial concernant la jeunesse, pour qui nous mouillons le maillot depuis des années maintenant. Devant une telle injustice, nous avons donc pris la décision d’avertir les instances footballistiques régionales et nationales mais aussi la presse, pour les prévenir des remous très louches qui se trament au sein des instances provinciales, où on est visiblement prêt à snober un vote réalisé de façon démocratique au profit d’obscures raisons, cachées derrière une fermeture logique d’un parc communal pour des raisons de sécurité. Nous nous réservons aussi le droit de porter l’affaire devant les instances compétentes si cela s’avère nécessaire. Nous avons bien conscience que notre démarche engendrera des représailles. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences puisque nous sommes de toute façon le club labellisé deux étoiles le plus contrôlé de Wallonie picarde, que nous respectons les règles imposées par la bonne gestion financière et que, de toute façon, plusieurs décisions arbitrales nous ont déjà coûté de nombreux points cette saison. Et nous profitons du déchaînement d’Eole, bien de circonstance, pour avertir ceux qui se sont moqués du club, de nos 500 membres, de nos partenaires et de nos responsables politiques. Qui sème le vent récolte la tempête..."