Les coureurs de sa nouvelle équipe Dunkerque Grand Littoral Cofidis enchaînent les courses actuellement en France. Comme son nouveau coéquipier Tom Dernies, un ancien pro, comme lui. Mais Julien Mortier n’a pas encore épinglé le moindre dossard à son maillot. Et le coureur de Vaulx, près de Tournai, n’est pas près de retrouver le peloton.

"Il y a eu une erreur médicale quand j’ai été opéré suite à ma fracture du fémur", explique celui qui avait été renversé par une voiture en septembre dernier alors qu’il s’entraînait. "Je dois donc à nouveau me faire opérer. Ce sera en avril. Du coup, ma saison est déjà finie. Ou très sérieusement comprise car je n’ai pas encore pu reprendre le vélo. Et avec cette nouvelle opération et la revalidation qui m’attend, cela va être long. Je devrai d’abord attendre six semaines avant de pouvoir remarcher, pour ensuite faire du vélo d’intérieur, chez le kiné, mais je n’appelle pas ça faire du vélo…"

© Dunkerke Grand Littoral Cofidis

C’est donc une nouvelle déception pour l’ancien double lauréat du DH Challenge Ekoï (une fois chez les juniors, une fois chez les espoirs).

"C’est effectivement très compliqué, ce n’est pas simple", explique l’ancien pro de Bingoal-Wallonie Bruxelles. "Mon but, cette année, était de rebondir. De montrer que je mérite encore une chance chez les pros. Mais je vais avoir à nouveau une saison blanche. Ce sera encore moins simple de retrouver un contrat, même si je ne désespère pas. Ce qui est certain, c’est que je ne veux pas terminer ma carrière sur cet accident."

Âgé de 23 ans, Julien Mortier va donc se concentrer sur sa revalidation. "Je vais prendre le temps de bien me rétablir, car je ne tiens pas à garder des séquelles à vie", ajoute-t-il. "Après, je me battrai pour retrouver mon niveau. Ce qui ne m’inquiète pas. Je serai pro à nouveau dans mon approche du vélo quand je pourrai reprendre. On verra si je peux avoir un contrat en 2022. Sinon, je ferai une année chez les élites sans contrat, avec la volonté de me montrer et de prouver que je mérite encore une place."