Tournai-Ath-Mouscron Molenbaix retrouve Ransart, deux ans plus tard.

Un doux parfum de revanche flottera ce dimanche à Molenbaix à l’occasion de la réception de Ransart. Il y a deux ans, cette équipe avait privé la bande à Frédéric Debaisieux d’une montée historique en P1. Le coach de Molenbaix s’en souvient bien.

"C’était la finale du tour final. Ransart était alors barragiste de P1. Nous avions perdu 1-3 et Ransart avait mis en avant son expérience et sa maîtrise dans le jeu. Mais je me souviens aussi qu’à la 43e, mon capitaine, Abrassart, avait reçu la rouge. Nous avions dû jouer toute la deuxième mi-temps à dix. Maintenant, ce souvenir peut constituer une motivation supplémentaire pour mes joueurs."

La saison dernière , Molenbaix avait été éliminé du tour final par Flénu. Mais le contexte était différent. Le RFC avait perdu une semaine avant le titre à quelques secondes près. Ici, Molenbaix a sans doute abordé le tour final avec beaucoup plus de sérénité et de recul.

"Regardez des équipes comme Estinnes en P2 ou le Pays Blanc B en P3. Le titre leur tendait les bras et une semaine après, elles sont sorties du tour final. Se remotiver après la perte du titre n’est jamais évident", assure Frédéric Debaisieux. "Pour notre part, il y a cinq ou six mois, nous étions dans le milieu de tableau. Nous avons ensuite livré un gros deuxième tour et nous sommes invaincus en 2019. Nous sommes donc dans une spirale positive."

Mais Molenbaix est-il bien décidé à monter ? "Écoutez, on ne se pose pas de questions. On joue tous les matchs pour les gagner. À Jumet, on voulait gagner. Contre Ransart, on a envie de gagner. Et si nous passons, nous irons à Pâturages avec l’objectif de remporter ce match", fait observer Frédéric. "Nous n’allons pas lever le pied. Nous restons des compétiteurs et l’esprit du tour final est justement de disputer des rencontres à élimination directe. Si au soir du 26 mai nous montons en P1, c’est que nous l’aurons mérité, d’autant que nous avons encore hérité d’un tirage au sort tout sauf facile."


"Jouer pour s'amuser"

Après son succès contre Meslin, Ere reçoit Courcelles dans un contexte un peu particulier. “Il reste quelques joueurs motivés. Mais comme le comité a dit que nous n’avions pas de prétentions dans ce tour final, certains ont préféré arrêter”, indique Erwan Delcampe, joueur sur le départ mais qui sera au poste. “Johann Demuyter continuera à nous coacher. Il y aura encore plus de joueurs P3 que la semaine dernière dans le groupe. On jouera pour s’amuser avant tout, avec l’envie de guider les jeunes et de donner une belle image du club. Contre Meslin, nous avons livré un super match collectivement parlant. Ça galopait de partout. C’était bien. En principe, l’adversaire est plus fort que nous ce dimanche. Je connais plusieurs joueurs de Courcelles. C’est costaud. Et d’après les échos, cette équipe veut vraiment monter. On verra.”