Tournai-Ath-Mouscron Le Tournaisien tient la forme et voudrait marquer la 39e édition de la course du Souvenir de son empreinte.

Le 11 novembre, près de 5 000 coureurs prendront le départ de la 39e édition du Mémorial Trophy à Ploegsteert.

"Sur le semi-marathon, on attend évidemment une nouvelle performance du Kenyan Enos Kales Kakopil qui a remporté les 20 km de Paris, il y a un mois, en 58 minutes et 29 secondes ", affirme, sans hésitation, Jean-Jacques Vandenbroucke.

"Son compatriote Viktor Koskey devrait le talonner, mais un jeune champion du monde de duathlon, originaire de Dendermonde, Diego Van Looy, pourrait jouer les trublions pour la troisième place sur le podium" , avance, plus prudemment, notre interlocuteur.

Sur la place de la Rabecque , il se murmure toutefois que, sur la petite distance, c’est un Tournaisien qui aimerait mettre tout le monde d’accord. À trente ans, Pierre Denays connaît le terrain pour avoir terminé 6e des 8 km de la course du Souvenir en 2016.

"À cette époque, je courrais en 3’ 05" au kilomètre. Mais lundi, je compte m’imposer un rythme beaucoup plus rapide , confie le jeune trentenaire à l’entraînement. Après mon chrono de 29 minutes et 59 secondes aux 10 km de Cholet, il y a quinze jours, je me dis que le coup est jouable" , poursuit l’athlète qui augmente calmement la cadence.

En l’absence du champion du monde d’aquathlon, Emmanuel Lejeune, qui a déjà terminé second de l’épreuve, à quatre reprises entre 2012 et 2017, Pierre Denays devrait saisir sa chance.

"Les performances hennuyères à Ploegsteert sont exceptionnelles. En 2011, le Tournaisien Franky Hernould grimpait sur la troisième marche et, trois ans plus tard, c’est le Cominois Arnaud Lecoeuche qui atterrissait au pied du podium. Alors, compte tenu des circonstances et vu mon pic de forme, je me dois de tenter crânement ma chance" , ajoute-t-il en confiance.

"Pierre Denays devra toutefois caler sa foulée sur celles de Djamel Bachiri et d’Hicham Briki, vainqueur l’année dernière à 20 km/h de moyenne. Mais s’il s’accroche, il peut aussi faire la différence et s’imposer sur le dernier kilomètre" , reconnaît, tout sourire, Jean-Jacques Vandenbroucke.