Pour leur deuxième saison à l’échelon national, les Athois manquent de constance.

Avec un bilan de 4 points engrangés lors de ses six derniers matchs, le Pays Vert est occupé à traverser une bien mauvaise passe cette saison. Malgré un noyau de qualité, les Athois n’y arrivent plus et manquent également de constance. Mais d’où viennent tous ces problèmes ? Analyse.

La fatigue

En 4 mois, le Pays Vert a joué pas moins de 23 matchs. Les joueurs n’ont donc jamais eu de répits depuis la préparation d’avant-saison mi-juillet comme l’explique Joachim Dubois, le défenseur athois. "Les matchs s’enchaînent sans arrêt et tout le monde le ressent. Il faut ajouter à cela les trois entraînements par semaine et la vie professionnelle de chacun, beaucoup de joueurs sont à bout. Nous tenons encore la route physiquement à chaque match grâce à un bon travail de notre préparateur, mais l’accumulation de tout cela fait qu’une grosse partie du noyau est fatiguée."

Le mental

Le Pays Vert a souvent été victime de remontada cette saison. Rares sont les fois où ils ont su assurer pleinement un succès juste après avoir pris l’avantage au score. "Cela relève du mental, constate Joachim Dubois. On joue bien 20 à 30 minutes, mais jamais un match complet. On a toujours ce relâchement qui fait qu’on est ensuite désorganisés sur le terrain et que nous perdons nos duels et les deuxièmes ballons." Une mauvaise pression se serait également installée dans le groupe. "Tous les joueurs veulent faire aussi bien - voire mieux - que la saison dernière. Le problème est que les adversaires nous connaissent désormais et ils nous attendent tous au tournant. Le fait de faire des spirales négatives affecte donc beaucoup le groupe qui veut toujours mieux faire au niveau comptable."

Les blessures

Les pions importants de l’échiquier de Fabrice Milone se sont souvent blessés, tour à tour. Vandeville, qui avait réalisé un début de saison canon est sur la touche à cause d’une déchirure au psoas. Eckhaut, qui amène de l’expérience et du caractère a été opéré du ménisque. "Il faut ajouter à cela des blessures de quelques semaines comme celles de Thulier et Jadot par exemple. Cela fait que notre équipe est souvent remaniée et ce n’est pas toujours le top lorsque nous sommes en difficulté" conclut Joachim Dubois.