Théo, un jeune arbitre de 17 ans, a été agressé le samedi 2 avril 2022 par des joueurs et des parents lors d’un match de football dans la Somme, en France. La réaction forte et unifiée du "District Somme Football" - ne pas jouer au foot le week-end suivant, dans tout le département - illustre la solidarité qui doit toujours prévaloir en pareil cas. Elle témoigne aussi de l’urgence d’actions fortes à poser en faveur de l’arbitrage, un métier en pénurie, une activité essentielle à la bonne tenue des compétitions sportives mais hélas fragilisée par les excès coupables de certains. Les débordements inacceptables tels que ceux subis par Théo sont devenus monnaie (presque) courante sur les stades ou dans les salles, il faut tout mettre en œuvre pour combattre un fléau menaçant la viabilité du sport.

Dans une démarche fédératrice initiée par le Panathlon Wallonie-Bruxelles, animées d’un esprit solidaire, les fédérations francophones de sports collectifs de ballon veulent réagir. Ensemble, d’une même voix, dans un seul élan.

Ainsi, les 23 et 24 avril, lors de chacun des milliers de matchs programmés en ce week-end, les fédérations de sports collectifs souhaitent qu’une minute d’applaudissements soit prévue, en début et en fin de chaque rencontre.

Un geste symbolique, puissant, pour rappeler le soutien des forces vives du sport à l’ensemble des arbitres en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Qu’ils soient officiels ou dits "de club", les arbitres ne sont pas seulement les directeurs du jeu, ils sont les premiers supporters d’un match, ils permettent d’établir et de respecter un cadre cohérent dans lequel peut s’exprimer notre passion pour le sport. Rappelons d’ailleurs que le Code pénal reconnaît des circonstances aggravantes pour des violences commises sur des arbitres dans l’exercice de leur fonction, de leur passion.

Par cette action symbolique, le mouvement sportif francophone belge dans les disciplines collectives souhaite exprimer son profond soutien à Théo et montrer que le sport doit rester un vecteur de valeurs positives. Toujours, par-dessus tout.

"Avec les joueur.se.s et leur entourage, les arbitres forment un tout cohérent qui permet la bonne tenue des matchs, l’équilibre des compétitions. Sans ce corps arbitral, qui assume des valeurs éducatives essentielles, pas de survie pour le monde du sport, dit Philippe Housiaux, Président du Panathlon Wallonie-Bruxelles et depuis peu, Président du Mouvement européen du Fair-Play. Nous n’aurons de cesse, en tant que mouvement sportif, d’être aux côtés de tous les acteurs POUR AUTANT que respect, entraide, solidarité et saine camaraderie soient les normes qui prévalent, partout et pour tous. Nous nous devons d’être intransigeants vis-à-vis de toutes celles et tous ceux qui empoisonnent la fête du sport, par des comportements inappropriés, excessifs, déraisonnables. "