«Xavier a perdu sa confiance»

Serge Fayat
«Xavier a perdu sa confiance»
©Photonews

Rien ne va plus pour le premier joueur belge depuis le début de l'année

BRUXELLES Les chiffres sont là. Noir sur blanc. Et ils ne sont pas spécialement réjouissants. Depuis le début de la saison, Xavier Malisse (ATP 26) a tout juste gagné cinq matches sur le circuit. Et sa défaite subie lundi au premier tour du tournoi de Rome constitue déjà sa dixième. Bref, pour paraphraser le croupier d'un casino, rien ne va plus pour le premier joueur belge!

«Il faut reconnaître que ses résultats sont très décevants, confie Olivier, son frère et plus fidèle confident. Xavier, d'ailleurs, ne s'en sent pas très bien. Au fil des défaites, sa confiance s'est effritée et il se trouve aujourd'hui dans une spirale négative dont il a du mal à sortir. Pourtant, il s'entraîne sérieusement. Simplement, à l'heure actuelle, la réussite ne figure pas de son côté.»

Galvanisé par une année 2002 qui l'avait vu se hisser en huitièmes de finale à Roland-Garros, réaliser une épopée fantastique qui le mena jusqu'en demi-finales à Wimbledon, et atteindre la 19e place mondiale à la mi-août, le Courtraisien avait placé beaucoup d'espoirs dans sa saison 2003. Force est de constater que jusqu'à présent, le premier joueur belge a fameusement dû déchanter...

«C'est dans la tête et nulle part ailleurs, poursuit son frère. Par ses résultats de l'an dernier, Xavier a prouvé l'étendue de son potentiel, et je suis convaincu qu'il lui suffirait d'une ou deux bonnes victoires pour totalement se relancer. Peut-être que ce qu'il vit aujourd'hui fait partie d'un apprentissage... En tout cas, c'est maintenant qu'il faut le soutenir.»

Steven Martens à la rescousse

D'autant que le mois à venir sera celui de la vérité pour Xavier Malisse. Huitième de finaliste à Paris et demi-finaliste à Londres, il va avoir un paquet de points à défendre ces prochaines semaines, qui pourraient avoir de très néfastes conséquences pour son classement mondial. Un échec lors d'une de ces deux levées du Grand Chelem et très dure serait la chute...

«Il y pense, c'est certain, mais il n'en fait pas une maladie. Je ne le sens pas sous pression. Il considère, au contraire, qu'il n'a rien à perdre. S'il passe le premier tour, qui sait jusqu'où il peut aller?»

Lien de cause à effet ou pas, Xavier Malisse s'est séparé récemment de son coach attitré, l'Américain Craig Kardon, avec qui il travaillait depuis la fin du printemps dernier et le tournoi du Queen's. Après l'Anglais David Felgate, l'ancien mentor de Tim Henman, et l'Américain Dean Goldfine, il s'agit là du troisième entraîneur en moins de deux ans que le Courtraisien a écumé.

«Il ne faut pas y chercher de raison particulière, glisse Olivier Malisse. Xavier et Craig se sont séparés entre amis. Il va désormais prendre le temps de trouver quelqu'un d'autre.»

Pour l'aider d'ici là, certes, le premier joueur belge pourra compter sur le soutien de Steven Martens. Le capitaine de l'équipe de Coupe Davis l'accompagnera ainsi la semaine prochaine au tournoi de Hambourg et sera également à ses côtés lors de Roland-Garros.

«Il est en quelque sorte de notre devoir, à la VTV, d'aider un joueur qui fait office de valeur sûre en Coupe Davis si celui-ci en ressent le besoin, explique-t-il. C'est la raison pour laquelle Xavier pourra compter sur moi ces prochaines semaines. Attention, j'insiste bien sûr le fait que ce soutien sera temporaire. Je me suis engagé tant vis-à-vis du Centre de tennis de la VTV que comme capitaine de l'équipe belge de Coupe Davis et je compte bien respecter ces obligations. Xavier devra bel et bien se trouver un nouveau coach...»

© Les Sports 2003

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