«Serena et le péril belge...»

Serge Fayat
«Serena et le péril belge...»
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«Roland-Garros est mon tournoi fétiche», confie Justine Henin-Hardenne

BERLIN La terre battue doit sans doute encore être égalisée. Et les filets ne sont probablement pas tous installés. Il n'empêche, à deux semaines de l'événement, on en parle déjà dans les allées de Roland- Garros. Il suffit de se rendre sur le site officiel de la levée du Grand Chelem française, www.frenchopen. com, pour s'en rendre compte. Les récentes performances réalisées sur le circuit par Kim Clijsters (WTA 2) et Justine Henin-Hardenne (WTA 4) ne sont pas passées inaperçues au sein de l'Hexagone.

«Serena et le péril belge», s'intitule ainsi l'article de présentation du tableau féminin à la veille des Internationaux de France. Il y est expliqué que si Serena Williams est bel et bien l'incontestable reine du tennis mondial actuel, les deux défaites qu'elle a connues ces sept derniers mois l'ont été face aux deux p'tites Belges.

«Il faut croire que les Belges sont les seules rivales de la cadette des Wil- liams, peut-on y lire. Alors qu'elle restait sur vingt-deux victoires d'affilée en 2003, Serena est tombée de son piédestal le 13 avril dernier en finale du tournoi de Charleston. Sur la terre battue américaine, c'est Justine Henin-Hardenne qui lui a rappelé le goût amer de la défaite (...) Une performance de choix qui démontre bien que le tennis belge perturbe l'hégémonie Williams.»

Il est vrai qu'au mois de novembre 2002, à Los Angeles, Kim Clijsters lui avait infligé un autre camouflet. Entrant dans l'histoire en devenant la première joueuse belge à remporter le Masters, le Championnat du Monde officieux de la discipline, elle avait fait subir à Serena la plus nette défaite depuis la finale de l'US Open 2001.

Finaliste à Berlin, la Limbourgeoise s'est d'ailleurs replacée au deuxième rang mondial, certes à distance respectable de Serena mais devant Venus. Cela signifie qu'avec un petit peu de chance, une finale entre les soeurs Williams, une fois n'est pas coutume, ne sera pas possible sur la terre battue parisienne.

«Mais une chose est sûre, les Belges n'ont plus de complexes», lit-on encore dans l'article.

Victorieuse à Charleston ainsi qu'à Berlin et demi-finaliste à Amelia Island, lors des trois tournois sur brique pilée qu'elle disputa, Justine Henin semble, des deux Belges, posséder les meilleurs atouts pour briser l'hégémonie de Serena. La surface, plus lente, épouse idéalement son tennis tout en toucher.

«Roland-Garros est mon tournoi fétiche », confie la Rochefortoise, qui a justement déclaré forfait, cette semaine, pour le tournoi de Rome, en raison d'une tendinite au genou. «Pour être sûre d'être totalement rétablie. Je suis née pendant Roland-Garros. Ceci explique sans doute cela... sourit-elle. Le remporter serait assouvir l'un de mes grands rêves.»

Le paradoxe, cela dit, veut que ce soit Kim qui passa le plus près du sacre, s'inclinant 12-10 au troisième set de la finale de l'édition 2001 contre Jennifer Capriati...

DEUX LIENS INDISPENSABLES

 

Roland Garros: le site officiel
 
WTA: le site officiel


Kim et les balles de match

BERLIN Pour le même prix, elle le sait, elle aurait pu gagner. Pour cela, certes, elle aurait dû remporter le dernier point. Menée 6-4 et 4-1, Kim Clijsters s'est finalement inclinée 6-4, 4-6 et 7-5 contre Justine Henin-Hardenne en finale du tournoi de Berlin après avoir laissé filer trois balles de match à 5-4 dans le troisième set. «Je ne pouvais pas faire grand-chose, confia-t-elle. Elle m'a frappé deux services sur la ligne et moi j'ai raté deux passing-shots de quelques centimètres. C'est le tennis...» C'est là, en effet, toute la difficulté et le charme du tennis. Il faut toujours faire le dernier point. Et force est de constater que ce n'est pas la première fois, cette saison, que pareille mésaventure arrive à la Limbourgeoise.

La veille, d'ailleurs, en demi-finale contre Jennifer Capriati, elle avait gâché quatre balles de match dans la deuxième manche avant de finir par s'imposer en trois sets. Et puis, surtout, qui ne se souvient de cette demi-finale épique contre Serena Williams à l'Australian Open, où Kim mena 5-1 dans le troisième set avant de gâcher deux balles de match à 5-2 et de s'incliner 7-5? «J'ai un problème pour finir mes matches», admit-elle dimanche. La connaissance de soi est le début de la sagesse...

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