Martin Verkerk, le Hollandais volant

Serge Fayat

Noah est le dernier attaquant à avoir gagné

PARIS Il est, indéniablement, l'invité surprise du tableau masculin, dont les demi-finales se disputeront cet après-midi. Doté d'un service de plomb, qu'il balance régulièrement à plus de 200 km/h, frappant comme un sourd sur tout ce qui bouge du fond du court, Martin Verkerk a, jusqu'à présent, balayé toute la concurrence à Paris.
Né il y a 24 ans à Leiderdorp, aux Pays-Bas, il devrait, d'ailleurs, peut-être écrire un manuel à l'usage des jeunes générations. A un âge où les meilleurs ont déjà triomphé sur tous les courts du monde ou presque, le Hollandais ne goûte ainsi que pour la première fois aux diverses levées du Grand Chelem. Son meilleur souvenir, pour la petite histoire, demeurait une... élimination au premier tour de l'US Open, l'été dernier, contre Andy Roddick.

L'éclosion tardive de Martin Verkerk au plus haut niveau a une raison simple. Issu d'un milieu familial aisé, il a longtemps préféré les virées nocturnes et les week-ends prolongés aux cours de tennis et salles de fitness. Aujourd'hui, il vit à 100% pour son sport. «Cela fait un an et demi seulement que je progresse vraiment bien», confie-t-il pour expliquer sa victoire à Milan et cette accession dans le dernier carré à Paris.

Depuis vingt ans très exactement, et la victoire de Yannick Noah contre Mats Wilander, plus aucun attaquant ne s'est imposé à Roland-Garros. Le Néerlandais pourrait être celui-là. Mais les crocodiles de la terre battue que sont Guillermo Coria, Albert Costa et Juan Carlos Ferrero l'attendent...

© Les Sports 2003

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