Les certitudes de Mauresmo

Propos recueillis par Laurent Monbaillu

Le n°4 mondial évoque son approche de la saison 2004

CINEY Un mois et demi après avoir battu Justine Henin au Masters de Los Angeles, Amélie Mauresmo a manqué ses retrouvailles avec le n°1 mondial, ce week-end, à Ciney, battue samedi par la Russe Maria Sharapova. Mais, pour la Française, l'important n'était évidemment pas là...

Amélie, où en êtes-vous exactement dans votre préparation?

«Je sors d'une période de quinze jours consacrée à l'entraînement physique intensif au cours d'un stage à l'Alpe d'Huez avec l'équipe de France. Autrement dit, je suis fatiguée! (rires) Blague à part, j'ai surtout besoin de matches, actuellement, et de repères, d'où l'intérêt de participer à ce genre d'exhibition. La prochaine étape, c'est la mise en place des schémas de jeu.»

Plus de problèmes physiques?

«Non, je touche du bois. Mon genou a parfaitement tenu le coup.»

Finalement, les vacances d'une joueuse de tennis professionnelle se résument à très peu de chose...

«Et comment! Les miennes n'ont pas duré plus de dix jours cette année, passés entre Genève, où je réside, et Biarritz. J'ai surtout songé à me reposer, à voir mes amis, à profiter un peu de ma moto et à faire de longues balades.»

La place de la Fed Cup dans le calendrier n'est pas étrangère à ces vacances écourtées...

«C'est effectivement un vrai problème. Elle se finit beaucoup trop tard, ce qui engendre une série de problèmes, dont un décalage dans la préparation de la saison suivante. Dans ce contexte, c'est peut-être un sacrifice d'y participer mais j'y tenais parce que, dans le fond, je suis une grande patriote. Défendre les couleurs de son pays, c'est un sentiment unique et la victoire que nous avons décrochée à Moscou m'a procuré des émotions inoubliables. Je n'ai vraiment aucun regret d'avoir pris part à cette belle aventure. Mais j'espère que l'ITF fera le nécessaire pour rencontrer les demandes des joueuses et aménager le calendrier au plus vite.»

Quelles sont vos attentes pour la saison 2004?

«Je veux tout simplement continuer sur ma lancée de la saison passée. J'avais trouvé d'excellentes sensations en fin d'année et j'espère, cette fois, me montrer plus régulière.»

Quels sont les éléments qui, selon vous, joueront en faveur de telle ou telle joueuse cette saison?

«Sans aucun doute la préparation physique et le jeu vers l'avant. Je travaille, en tout cas, dans ce sens-là avec Loïc Courteau. Le retour des Williams? C'est l'inconnue. Personne n'est actuellement en mesure de dire dans quel état de forme elles arriveront en Australie. De toute façon, le niveau général va encore se resserrer.»

© Les Sports 2003


Ses jeux olympiques sont compromis

CINEY A l'heure où les décisions commencent à tomber, tant chez les hommes que chez les femmes (lire par ailleurs), rien n'a encore été décidé au sujet de la participation d'Amélie Mauresmo aux prochains Jeux Olympiques. La première joueuse française se trouve en effet dans le même cas de figure que Kim Clijsters chez nous, son sponsor (Nike) n'étant pas celui du Comité national olympique et sportif français (Adidas). «Il est clair que j'ai envie d'être de la fête à Athènes, lance Amélie Mauresmo. C'est important pour moi et j'attends une décision favorable de la part des différents organismes qui interviennent dans ce dossier.» Mais, en Belgique, on a déjà pu mesurer la complexité d'un tel dossier et la difficulté de parvenir à un accord... «Mon sponsor a toujours été très clair auprès de la Fédération, poursuit-elle. Nous sommes plusieurs Français, et non des moindres, à nous retrouver dans cette situation. Sébastien Grosjean, Nicolas Escudé, Arnaud Clément, Mary Pierce et la paire Llodra-Santoro, notamment. Je ne peux pas croire que notre pays se prive délibérément de chances de médailles olympiques. On doit pouvoir trouver un terrain d'entente. Ce serait une grosse déception dans le cas contraire.»

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