Clijsters : “Je n’ai d’autre choix que de me reposer”

Serge Fayat
Clijsters : “Je n’ai d’autre choix que de me reposer”
©Photo News

Blessée à la cheville, Kim Clijsters fait sans doute bien de ne pas disputer Wimbledon

La nouvelle est tombée sous le coup de 16h20, mercredi, par le biais d’un communiqué assez laconique d’Andrew Jarrett, le juge-arbitre de Wimbledon : “Number 2 seed Kim Clijsters has withdrawn from the Ladies’ Singles due to a foot injury.”

En français dans le texte, Kim Clijsters, la tête de série n°2, a déclaré forfait pour le simple dames en raison d’une blessure au pied.

Voilà, c’est donc officiel ! Kim Clijsters ne disputera pas Wimbledon cette année. Pour tout dire, ce n’est pas vraiment une surprise. Il suffisait de voir la mine déconfite qu’elle afficha en conférence de presse, mardi soir à Rosmalen, après sa défaite contre l’Italienne Romina Oprandi, dans un match où elle s’était blessée à la cheville en voulant ramener une amortie, pour réaliser que quelque chose clochait fameusement comme l’on dit.

“Je suis très déçue de devoir déclarer forfait pour Wimbledon, après m’être à nouveau blessée au pied au tournoi de s’Hertogenbosch” , expliqua-t-elle dans le communiqué envoyé par les organisateurs de Wimbledon. “Je suis terriblement frustrée que cette blessure survienne à la veille de l’un de mes tournois favoris. J’ai toujours adoré l’atmosphère de Wimbledon, mais je n’ai malheureusement pas d’autre choix que de me reposer, de me soigner et de ne pas jouer au tennis pendant quelques semaines.”

Que se passe-t-il avec Kim ? Si souveraine fin de la saison dernière avec des victoires à l’US Open et au Masters à Doha, ainsi qu’en début d’année avec un premier triomphe à l’Australian Open, la Limbourgeoise ne semble aujourd’hui plus que l’ombre d’elle-même. Elle ne joue pas bien au tennis, elle paraît, par moments, déboussolée sur le court, et elle accumule en outre diverses blessures plus ou moins sérieuses à la cheville, à l’épaule et au genou.

Dès lors, il est sans doute plus judicieux pour elle de ne pas se rendre à Wimbledon. La Limbourgeoise adore le tournoi anglais, ne fût-ce que pour les bons moments qu’elle y passa avec feu son père Lei . C’est aussi la seule levée du Grand Chelem dont elle n’a jamais atteint la finale. Mais dans les circonstances actuelles, et même si sa blessure ne semble pas particulièrement grave, elle sait qu’il lui faudrait un miracle pour briller dans l’enceinte du All England Club .

Elle a pu le constater pas plus tard qu’il y a trois semaines sur la terre battue de Roland-Garros. Désireuse de jouer à tout prix malgré, là aussi, une blessure à la cheville, Kim Clijsters avait mordu la poussière dès le deuxième tour contre la jeune Néerlandaise Arantxa Rus.

Alors qu’elle est en train de se battre avec elle-même pour retrouver ses bonnes sensations, elle ne veut sûrement pour rien au monde revivre pareille mésaventure qui risquerait sans nul doute de la miner encore plus.

En clair et sans décodeur, l’ex-numéro un mondiale aurait certainement plus à perdre qu’à gagner en jouant Wimbledon. Dans ce cas, il vaut probablement mieux prendre le temps de se reconstruire pour repartir du bon pied, sans mauvais jeu de mots, dans un mois, sur dur aux États-Unis, une surface sur laquelle elle se sent en confiance. Cela s’appellerait alors reculer pour mieux sauter...



© La Dernière Heure 2011


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