“Mission difficile mais pas impossible”

Mig. T.
“Mission difficile mais pas impossible”
©BELGA

Les joueurs belges y croient malgré la présence de Novak Djokovic

CHARLEROI Arrivé hier à Charleroi, Novak Djokovic aura à peine deux jours pour s’acclimater à la terre battue du Spiroudome. Un délai très court mais qui, a priori, ne devrait pas trop inquiéter le numéro un mondial. “Le passage d’une surface dure et rapide, comme celle de l’Australian Open, à la terre battue en indoor nécessite quelques réglages. Il faut s’habituer aux glissades, travailler les reprises d’appui, gérer les trajectoires différentes des balles. Mais Djokovic est parfaitement capable d’assimiler tout ça en deux entraînements”, confie Steve Darcis.

Reste à connaître l’état de fatigue du n°1 mondial qui, depuis sa victoire à Melbourne dimanche, a dû composer avec un agenda très chargé : conférence de presse, voyage en avion de plus de 20 heures vers l’Europe, court séjour à Monaco auprès de sa fiancée, déplacement à Charleroi. Avec, en prime, un décalage horaire de 10 heures à digérer. “Je ne sais pas encore s’il jouera vendredi lors des premiers simples”, répète le capitaine serbe Obradovic. Info ou intox ?

Dans le clan belge, on opte plutôt pour la deuxième solution. On comprendrait mal, en effet, que Djoko ait accompli ce parcours du combattant pour se retrouver sur le banc. “Il adore défendre les couleurs de son pays. Et, physiquement, c’est l’un des plus costauds du circuit. En outre, à Melbourne, hormis son huitième de finale face à Wawrin- ka, il n’a pas réellement puisé dans ses réserves”, analyse Olivier Rochus.

S’il est bel et bien et présent sur le court carolo , la tâche de l’équipe belge sera évidemment très compliquée. Certes, la terre battue n’est sans doute pas la surface préférée de Nole, mais il s’y débrouille néanmoins très bien. S’il n’a jamais gagné Roland-Garros, c’est tout simplement parce que Rafael Nadal est un ogre sur cette surface. “En même temps, il faut y croire. Les Serbes sont favoris, c’est sûr. Ils ont gagné le Saladier d’Argent en 2010 et ils visent, cette année encore, le titre. Mais nous n’aurons rien à perdre. Avec le public derrière nous et une salle surchauffée, il y a un coup à jouer”, ajoute Oli . Darcis opine du chef. “Disons que, sur le papier, c’est du 70-30 pour les Serbes. Mais, en Coupe Davis, tout peut arriver...”

David Goffin, n°1 belge, aura l’une des clés du match ce vendredi, lors de son simple face à Troicki, le n°2 serbe. Une victoire du Liégeois ferait peut-être douter l’adversaire et durer le suspense.



© La Dernière Heure 2013

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