Covid-19 à Wimbledon: face à l'enjeu financier, la majorité est silencieuse

Un commentaire de Christophe Verstrepen.

Covid-19 à Wimbledon: face à l'enjeu financier, la majorité est silencieuse
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Suite aux retraits de Marin Cilic, insuffisamment remis du Covid-19, et Matteo Berrettini, testé positif, de Wimbledon, le spectre du virus qui a mis au tapis le monde du tennis pendant des mois est revenu sur le devant de la scène. Surtout après les déclarations de la Française, Alizé Cornet, qui a évoqué une épidémie à Roland-Garros.

Une épidémie étouffée par les joueurs qui ne voulaient pas prendre le risque de voir le sujet revenir sur la table. Pour ce Wimbledon, la règle était claire avec un retour à la normale. Vaccinés ou pas, les joueurs pouvaient participer au All England sans passer par la case test. Une décision qui suivait les protocoles du gouvernement britannique, ni plus, ni moins. Il est donc remis au bon vouloir des athlètes de déclarer ou pas un test positif ou même de se faire tester ou pas en cas de symptômes.

Et si ceux-ci ne dépassent pas de simples courbatures, une petite gastro ou une faible montée de température, la majorité des joueurs vont certainement jouer l’autruche, préférant ne pas savoir. Car en cas de test positif, c’est un choix de citoyen qui se posera à eux. Être honnête et se retirer même si on est en état de jouer ou se taire et monter sur le court. À ce choix personnel, il faut ajouter une donnée importante : l’enjeu financier.

Quand on sait qu’un premier tour à Londres rapporte 58 000 € et un deuxième un peu plus de 90 000 €, on peut comprendre que le doute puisse s’installer dans l’esprit de certains, car ces montants représentent pour un grand groupe de joueurs une partie ou la totalité du budget d’une saison.

Donc remercions ceux qui sont honnêtes et ne jugeons pas ceux qui le sont moins.

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