Le duel entre les deux Français a tourné en faveur de Monfils.

C’était l’affiche du jour à Anvers : le distributeur de missile Tsonga affrontait l’homme élastique Monfils pour un match envahi d’incertitudes dans le chef des deux stars du tennis tricolore. Copieusement gêné par une blessure au genou puis aux abdos, Tsonga retrouvait son vieux pote Monfils qui, lui, vient d’enchaîner de fâcheuses contre-performances. Jo et La Monf’ voulaient profiter de cette escale anversoise pour se relancer à quelques semaines de la fameuse finale de Coupe Davis les opposant à la bande à Cilic. Et si dans un premier temps, le Parisien a marqué cette 8e joute entre les deux Français de son empreinte, il a ensuite abandonné la deuxième manche à Tsonga. Dans une manche décisive relativement décousue, Monfils, diminué, a secoué le public de quelques coups d’éclats pendant que son adversaire n’hésitait à lâcher quelques petits pas de danses et blaguer avec l’arbitre. Bref, si par moments ce duel s’apparentait à une exhibition, c’est finalement Monfils qui en sortait vainqueur. « J’étais vraiment mal, j’ai vomi tout ce que j’avais. Le médecin m’a dit que ce n’était pas une bonne idée de continuer vu que ma tension était très basse mais j’ai décidé d’y aller car je servais bien », confessait Monf’. En quarts, il affrontera le Canadien Pospisil, tombeur surprise de son compatriote Raonic, qui portait le costume d’un des favoris du tournoi.

Schwartzman dans la douleur, Ivashka claque une perf’

Finaliste des deux premières éditions anversoises (face à Gasquet et Tsonga), l’Argentin qui pointe au 17e rang à l’ATP a du se multiplier pour venir à bout du Britannique Norrie (87e à l’ATP) qui l’a poussé à disputer trois sets très accrochés 7-6 (7/1), 6-7 (3/7), 7-5 et 2 heures et 31 minutes de jeu.

Le jeune qualifié biélorusse Ivashka (24 ans) est, de son côté, parvenu à s’offrir un quart de final inattendu. Après avoir gâché une balle de match dans le tie-break de la deuxième manche, Ivashka s’est effondré, lâchant le jeu décisif à Caruso avant d’être mené 5-3 par l’Italien dans l’ultime manche. Alors qu’on le pensait perdu, il a prouvé sa force de caractère en allant chercher la victoire à l’arraché. Il avait déjà atteint les demies d’un ATP 250 à Marseille en février, battu par le Français Lucas Pouille, et s'était hissé au 3e tour du Masters 1000 de Toronto en août dernier, s'inclinant face à Anderson.