"Actuellement, j'ai les boules"

Tennis

Serge Fayat

Publié le

Mauresmo ne sait pas ce qu'elle va devenir...

MOSCOU Amélie Mauresmo (WTA 12) a confié ne pas savoir ce qu'elle allait devenir après avoir encaissé un nouveau gros coup sur la tête, cette semaine à Moscou, à la suite d'une élimination au premier tour contre Vera Zvonareva (WTA 24). La Française, qui n'avait jamais connu la défaite contre la Russe en sept précédentes confrontations, a quitté le Kremlin avec une tonne de questions sans réponse et un certain découragement qui laisse planer le doute quant à l'avenir de sa carrière.

"L'analyse que je fais, c'est que je ne suis pas au niveau dans aucun des trois fondamentaux du jeu, à savoir le tennis, le physique et le mental", expliqua-t-elle, les yeux rouges et le regard perdu dans le vide. "Ce qui s'est passé ici s'était déjà produit la semaine dernière. Il faut être lucide, ce que je produis sur le terrain est largement insuffisant. J'ai énormément de hauts et de bas dans un match. En fait, je suis en train de devenir une joueuse lambda. Et c'est terriblement frustrant..."

Il n'y a un an à peine, Amélie Mauresmo était au sommet de son art suite à des triomphes à l'Australian Open et à Wimbledon. Et voilà qu'aujourd'hui, le monde est en train de se dérober sous ses pieds par la faute notamment d'une appendicite qui lui a pourri tout son printemps. Après une pause carrière de deux mois cet été, la Picarde espérait se remettre en confiance en vue de la saison 2008 mais avec trois défaites en quatre matches depuis son retour à Pékin, elle s'est enfoncée un peu plus. Et elle ne sait pas comment sortir du trou.

"Je m'étais fixé pour objectif d'accumuler quelques bons matches pour bien démarrer la saison prochaine, et sur ce plan-là, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est raté. Actuellement, j'ai les boules (sic), poursuivit-elle. Je suis en proie à un certain découragement. Si vous me demandez si je compte aller jouer à Zurich, la semaine prochaine, je vous réponds que je n'en ai pas très envie. Quand on est une championne, qu'on a de l'orgueil, on a du mal à accepter de passer par ce genre de phase. Il faut de la patience. Que dire de plus ? Je n'ai pas envie d'épiloguer. C'est déjà suffisamment douloureux..."



© La Dernière Heure 2007

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