Tennis

Finis les iguanes qui s'invitent sur les courts, les plages de rêve bordés de palmiers et le charme désuet de l'île de Key Biscayne: le Masters 1000 de Miami investit à partir de mardi le Hard Rock Stadium et entre dans l'ère du gigantisme.

Tourner la page de Key Biscayne, ou pour être plus précis de Crandon Park, le club de tennis où se disputait depuis 1987 l'un des tournois les plus importants de l'année, n'est pas facile pour les stars du tennis.

"C'est un peu triste, car Key Biscayne faisait partie de l'histoire de notre sport, c'était un cadre emblématique", a rappelé Rafael Nadal qui, blessé à un genou, a fait l'impasse sur le tournoi floridien.

"Beaucoup de choses vont me manquer", a renchéri son grand rival Roger Federer, sacré trois fois sur l'île au large de Miami. Les organisateurs, le géant IMG/WWE qui a voulu, un temps, en faire le cinquième tournoi du Grand Chelem, voulaient moderniser les installations pour accroître le confort des joueurs et spectateurs, et surtout les recettes. Mais la population locale leur mettait des bâtons dans les roues.

Au point qu'IMG a même songé à déménager l'épreuve à Orlando ou en Californie. Jusqu'à ce ce que le propriétaire de l'équipe de football américain des Miami Dolphins, dont Serena Williams est actionnaire, leur offre une porte de sortie en mettant à disposition son stade, le Hard Rock Stadium, pour accueillir l'épreuve pour les vingt prochaines années.

Pour l'édition 2019, un Central provisoire de 13.800 places a été construit dans le stade de football américain, avec des loges luxueuses. Sur les parkings voisins, ont été édifiés un stade permanent de 5.000 places et trente courts, soit le double de ce qui existait à Key Biscayne.