Double vainqueur de Wimbledon, Andy Murray a vu son édition 2021 s’achever au troisième tour vendredi. Le Britannique a été défait en trois sets (6-4, 6-2, 6-2) par le Canadien de 22 ans Denis Shapovalov (tête de série 0), 12e mondial, au bout de 2 heures 17 minutes de match et une interruption après le deuxième set pour fermer le toit du court central. Après cette rencontre, l’ancien champion olympique a fait part d’une certaine frustration lors de sa conférence de presse.

Andy Murray, pensez-vous que cette semaine peut être un bon point départ pour votre retour ?

“C’est difficile. J’ai essayé beaucoup ces dernières années, depuis l’opération. Et je n’ai pas eu beaucoup de grands moments. Cette semaine a été vraiment bonne sur certains points mais cela a aussi été très frustrant. Pour faire le match face à des joueurs comme cela, mon jeu doit être parfait. S’il ne l’est pas ou que je ne suis pas frais physiquement, cela va être dur pour moi. C’est extrêmement frustrant. Perdre comme cela, après tout le travail accompli pour arriver là, c’est dur. Il a joué très bien. Mais si je fais autant d’efforts, je veux faire mieux que ce que j’ai fait aujourd’hui.”

Qu’est-ce qu’il y a de positif pour vous à ressortir ?

“J’ai passé une semaine en Grand Chelem sans me blesser, donc d’un point de vue physique, c’est positif. Il y a eu des moments de bon tennis mais mélangé avec des moments moins bons. J’aurais pu me mettre en meilleure position pour aujourd’hui. Par exemple, contre Otte j’avais un set et un break d’avance (NdlR : il a remporté le match en cinq sets). Je pense que je peux faire mieux. Pour faire cela, j’ai besoin de plus de temps à l’entraînement et en match, mais je n’ai eu rien de tout cela ces derniers mois. Je veux améliorer mon jeu, ce que j’ai clairement besoin de faire.”

Est-ce que vous pensez que vous pouvez gagner en constance dans les mois à venir pour arriver au niveau où vous voulez être ?

“J’ai conscience que je ne vais plus aussi bien bouger qu’en 2016. Mais la manière dont je tape la balle n’a rien à voir avec ma hanche. Donc je peux toujours bien jouer. Si j’arrive à être sur le court de manière constante trois ou quatre mois, mon tennis va pouvoir revenir à un haut niveau. Je ne dis pas que j’ai joué un tennis parfait ici mais contre Basilashvili ou Otte, j’ai joué du bon tennis. La constance est ce dont j’ai besoin pour les prochains mois.”

Vous êtes passé par des moments très difficiles et là, ce Wimbledon avec du public vous fait-il voir une lueur au bout du tunnel ?

“Oui, c’est génial de jouer à nouveau ici devant le public, mais il y a une partie de moi qui a l’impression d’avoir travaillé beaucoup pour ne finalement pas jouer comme je l’aurais voulu. Est-ce que cela vaut le coup ? Une partie de moi pense que oui parce que j’ai de grands souvenirs ici, de cet événement. Mais à la fin du match je n’étais juste pas content de la façon dont j’ai joué. À moins que mon équipe et moi trouvions un moyen que je sois sur le court pendant un certain temps et que je puisse m’entraîner de la manière dont je dois m’entraîner pour rivaliser avec des gars comme cela, les discussions sur ce que je fais ensuite viendront.”