Novak Djokovic n’est pas prêt, voilà l’information à retenir de sa défaite face à Dan Evans jeudi (6-4, 7-5). Le n°1 mondial, qui visera à Paris un 19e Majeur et un nouveau doublé Open d’Australie - Roland-Garros a connu un jour sans face au Britannique, incapable de trouver son timing, sa concentration ni sa première balle, et manquant cruellement de pragmatisme dans le deuxième set, avec un 3/10 en balles de break, dont une balle de set à 5-4.

Convaincant face à Jannik Sinner (6-4, 6-2), le Djoker a pu constater que finalement non, les semaines d’entraînement n’avaient pas compensé son manque de matchs. Dans sa montée en puissance vers Paris, il vient de griller une cartouche. Evans, lui, a parfaitement joué le coup grâce à un jeu porté sur l’agression qui a mis "Nole" sous pression du début à la fin, et un revers slicé qui a cassé la tête adverse.

Dans le vent et le froid, sur un court humide, il a profité de conditions que Djokovic déteste pour aller chercher la plus belle victoire de sa carrière.

Djokovic n’a pas encore de raisons de remettre en cause sa préparation : depuis son deuxième titre ici en 2015, il n’a plus jamais dépassé les quarts sans que ça ne l’empêche de briller Porte d’Auteuil. Mais il a vraiment besoin de matchs pour retrouver son jeu et effacer sa période de repos forcé. "Il a mérité la victoire, il était le meilleur joueur, a sorti la meilleure qualité de jeu sur les points importants. Quant à moi, j’ai joué l’un de mes pires matchs des dernières années : j’avais des sensations atroces, rien n’a fonctionné. Il y a des jours comme ça", a commenté Djokovic. "Quitter le tournoi comme ça me laisse un goût amer mais il va falloir passer à autre chose. Je dois retourner travailler et espérer une meilleure performance à Belgrade la semaine prochaine."

À Monte-Carlo, il avait l’occasion de s’enlever de la pression avant de jouer devant ses compatriotes puis de continuer la montée vers Paris. La mission n’a pas été accomplie, mais il n’y a pas encore le feu.