Après son élimination des œuvres de Rublev à Monte-Carlo, des doutes sont apparus par rapport à la forme de Rafael Nadal sur sa surface de prédilection. Mais quelques semaines plus tard, l’Espagnol a prouvé qu’il restait bien le numéro un mondial sur l’ocre. Après une victoire à Barcelone et une élimination à Madrid des œuvres de Zverev, le Majorquin a prouvé à Rome qu’il respirait la grande forme. Passé par le chas de l’aiguille contre Shapovalov en huitième de finale, Rafael Nadal a ensuite pris sa revanche sur Zverev puis écarté Opelka avant de défier Novak Djokovic en finale.

Dans le 57e choc entre les deux stars du tennis mondial, leur sixième face-à-face en finale dans la Ville éternelle, le Taureau de Manacor a puisé dans sa formidable rage de vaincre pour surmonter sa nette baisse de régime dans le deuxième set (7-5, 1-6, 6-3) et rejoindre le Serbe au nombre de titres gagnés en Masters 1000 (36 chacun). De bon augure avant Roland-Garros où l’Espagnol tentera de décrocher un quatorzième titre à Paris.

"Je pense que j’ai eu un peu de chance à certains moments dans ce tournoi, spécialement contre Shapovalov", déclara Rafael Nadal après avoir soulevé son trophée, le dixième à Rome et le 88e dans un tournoi ATP. "Mais je pense que j’ai livré un bon tournoi. Je n’ai rien lâché dans les moments difficiles. Je suis vraiment satisfait de cette semaine."

Malgré la défaite, Novak Djokovic voulait, lui aussi, mettre en avant les points positifs de sa semaine romaine : "Je suis bien évidemment déçu de ne pas avoir gagné le tournoi mais je suis très satisfait du niveau que j’ai réussi à atteindre lors des derniers tours. Je vais arriver à Paris avec de bonnes sensations. Je me sens sur la terre battue comme j’avais envie de me sentir. Si je joue à Roland-Garros comme j’ai joué ce dimanche contre Rafael Nadal, je pense que je possède de bonnes chances d’aller au bout à la Porte d’Auteuil."

Où en plus du grand favori Rafael Nadal on retrouvera pas mal d’outsiders comme Tsitsipas, Rublev, Zverev et Thiem.