Après son élimination au premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo, Benoit Paire, complètement déboussolé par les circonstances actuelles, n'hésite pas à dévoiler le fond de sa pensée.

"J'en ai rien à branler. J'ai un double encore (avec son compatriote Adrian Mannarino) et après je me casse chez moi", a démarré le Français, totalement dépité.

Il continue en évoquant un plaisir dorénavant inexistant. "Sur le match, ça se voit. Je ne dis rien. Le tennis ne m'apporte plus rien d'heureux. Se retrouver ici, c'est d'une tristesse absolue alors que d'habitude, c'est le meilleur tournoi du monde... Donc, franchement, rien à foutre.”

Pourtant la prestation de Benoit Paire n'était pas aussi défaitiste que son interview. Le Français n'a lâché prise qu'au troisième set, s'inclinant sur une double faute, symbole de son manque d'envie. Très impacté par les mesures sanitaires, le tennisman français n'a gagné qu'une seule de ses dix dernières rencontres.

Il enchaine ensuite en expliquant un manque d'étincelle. “Que je gagne ou que je perde, j'en ai rien à cirer, ça me passe à des années lumières. Gagner ou perdre dans des conditions pareilles, je m'en fous. Je n'ai plus l'étincelle."

Mais il n'hésite pas à provoquer avec son discours sur ses gains en tournoi. "Je perds, tant mieux je rentre chez moi. Je gagne, je me dis qu'il y a deux jours de plus, et qu'après je vais perdre... Franchement, vraiment rien à cirer. J'ai pris 12.000 euros pour être à l'hôtel tranquille, après je rentre chez moi", déclare-t-il.

Pour lui, le public est l'une des motivations nécessaires pour remporter la victoire. "C'est normalement le plus beau court du monde. Mais cette année, même ici, on se retrouve dans une ambiance de cimetière", déclare-t-il. Avant de conclure : "alors on va dire ‘oui, c'est comme la vie normale’. Et ben très bien, moi je trouve que la vie normale elle est à chier en ce moment et le circuit est à chier pareil. Tout est pour l'instant à chier. Le seul moment de bonheur, c'est quand je suis chez moi, que je ne mets pas mon masque, que j'en ai rien à foutre du Covid".