Matteo Berrettini et Ugo Humbert ont marqué de gros points dans la dernière ligne droite vers Wimbledon. Vainqueurs respectivement au Queen’s et à Halle, l’Italien et le Français ont imposé un tennis "boum boum" pour l’emporter et écrire une belle page de leurs carrières. Berrettini a eu, comme on s’en doutait, du mal (6-4, 6-7 (5), 6-3) à se défaire du gaucher britannique Cameron Norrie mais le neuvième joueur mondial a continué de lâcher les missiles jusqu’à ce que ça passe.

Norrie, qui n’a pas réussi à obtenir une seule balle de break, regrettera évidemment le break décisif subi à 3-4 dans ce dernier set alors qu’il menait 40-0. Mais l’Italien impose une telle pression… Le récent quart de finaliste de Roland-Garros est ainsi devenu le premier joueur à s’imposer au Queen’s lors de ses débuts depuis Boris Becker en 1985.

C’est le cinquième titre pour Berrettini, le premier dans la catégorie ATP 500. "J’ai élevé mon niveau de jeu à chaque match, c’est une semaine incroyable. Quand je vois mon nom à côté de celui de Boris Becker, c’est dingue… Je rêvais de ce tournoi quand j’étais petit !"

Ugo Humbert a lui aussi vécu un grand moment en dominant (6-3, 7-6) Andrey Rublev à Halle. Le Français de 22 ans, 31e mondial, a remporté son quatrième titre en autant de finales, son premier ATP 500. Le gaucher a lui aussi fait parler la poudre avec un jeu qui semble naturellement taillé pour le gazon : puissant, ultra agressif, porté vers l’avant et avec un service de gaucher à l’énorme potentiel (9 aces, 85 % de points gagnés derrière sa première). "C’est la plus grande victoire de ma carrière. J’en suis très fier parce que ça n’a pas été facile, je me sentais un peu fatigué mais j’ai tout donné."

Humbert est le premier français à s’imposer à Halle depuis Henri Leconte. Un truc de gauchers, décidément !