L'équipe belge de Coupe Davis se méfie de l'excès de confiance

LIÈGE Le compte à rebours a commencé pour l'équipe belge de Coupe Davis qui affrontera, du 5 au 7 avril, la Grèce sur le court en Taraflex du Country Hall Adeps de Liège, au Sart-Tilman.
Logiquement, la Belgique devrait survoler les débats et se qualifier, sans problème, pour les barrages du mois de septembre où elle jouera son retour dans le Groupe Mondial. "Mais attention à l'excès de confiance! Nos adversaires n'auront rien à perdre dans l'aventure. Nous devrons garder toute notre concentration", avertit Steven Martens, capitaine de l'équipe belge.

Pour cette rencontre du Groupe 1 de la zone euro-africaine, ce dernier a décidé de reconduire le quatuor qui avait tenu tête au Maroc (défaite 3-2) en septembre dernier: Xavier Malisse, Olivier et Christophe Rochus et Tom Van Houdt. "La présence de Christophe Rochus n'est, toutefois, pas assurée. L'Auvelaisien souffre toujours de sa tendinite au poignet. S'il ne pouvait tenir sa place, c'est Gilles Elseneer qui le remplacerait", ajoute Steven Martens qui a, d'ores et déjà, convoqué le Bruxellois pour la mise au vert qui commence lundi prochain.

On sait peu de chose, en vérité, de cette formation grecque dont le capitaine Joannis Rigas a sélectionné Vasilis Mazarakis (210e à l'ATP), Konstantinos Economidis (258e), Nikos Rovas (702e) et Anastasios Vasiliadis (696e). "A priori, ce sont plutôt des joueurs de terre battue qui ont du mal à trouver leurs marques, en indoor , sur une surface rapide..." , ajoute Martens, qui n'a pas jugé nécessaire d'effectuer le moindre scouting .

"J'ai déjà joué Mazarakis en junior. C'est un joueur relativement costaud, qui frappe bien la balle. Il s'est récemment qualifié pour le tournoi de Dubaï où il a même inquiété Kafelnikov (6-4, 7-5)...", remarque Olivier Rochus, très satisfait de son début d'année et de son come back au classement.

Le nouveau Malisse

Avec seulement cinq joueurs dans le Top 1.000, la Grèce ne devrait, toutefois, pas poser de vrais problèmes à nos troupes. D'autant que Xavier Malisse a retrouvé son meilleur niveau. "C'est vrai, j'ai de bonnes sensations. J'ai bien joué lors de la saison américaine même si j'ai perdu stupidement, la semaine dernière, face à l'Espagnol Feliciano Lopez. Mais, auparavant, j'avais atteint les demi-finales à Memphis face à Roddick et à Scottsdale contre Agassi..."

De son propre aveu, le Courtraisien est bien dans son corps et dans sa tête. "J'ai beaucoup travaillé le physique cet hiver en Floride. Aujourd'hui, je n'ai plus de crampes dans les fins de match. Et, mentalement, je me sens également très relax, plus équilibré..."

Désormais coaché par l'Américain Dean Goldfine ("avec qui je ne me suis pas encore disputé" , sourit-il), Malisse se surprend même à rêver d'une belle saison sur terre battue. "Je vais participer pour la première fois à des tournois comme ceux de Monte-Carlo, Rome ou Hambourg en guise de préparation pour Roland-Garros..."

Trente-cinquième de la hiérarchie mondiale (après s'être hissé à la 27e place, le meilleur classement d'un joueur belge), Malisse a, d'évidence, un beau coup à jouer dans un tennis masculin international en plein renouveau. Le Top 20 comme prochain objectif? Il évite prudemment de tirer des plans sur la comète. Mais, c'est clair, l'ex-élève de Nick Bolletieri et enfant terrible du tennis belge a le moral...

Belgique-Grèce du 5 au 7 avril, au Country Hall (8-15€).

Réservations: 02/513.29.20 (heures de bureau).