Après l'agitation créée par son boycott de la presse, Osaka s'est retirée lundi du tournoi de Roland-Garros. Dans son explication, la Japonaise a révélé qu'elle luttait contre la dépression depuis 2018. Naomi Osaka a aussi indiqué qu'elle souffrait d'anxiété lorsqu'elle s'adressait aux médias. "Sans les médias, il n'y a pas de prix et contrats" explique Boris Becker sur la chaîne Eurosport. "On ne reçoit pas sa part du gâteau. Personnellement, je haïssais les médias. Je n'aimais pas parler aux journalistes, mais je devais le faire".

"Elle dit qu'elle s'est retirée du tournoi car elle ne pouvait pas supporter ça. Pour moi, ça soulève plusieurs questions, car si elle ne peut pas gérer les médias à Paris, elle ne peut pas le faire non plus à Wimbledon ou à l'US Open" poursuit-il. "J'ai presque l'impression que sa carrière est en danger à cause de ses problèmes de santé mentale. Il faut prendre ça très au sérieux."

La célèbre tenniswoman Martina Navratilova a partagé son avis sur Tennis Channel. "Il s'agit clairement de quelque chose plus important que de ne pas se présenter à une conférence de presse après un match", déclare-t-elle. "Une fois qu'elle dit au monde entier le mot dépression, tout change. Maintenant, on dit qu'elle doit prendre soin d'elle et, espérons-le, trouver une solution".