Faciles vainqueurs (4-1), les Etats-Unis disputeront leur 26e finale dans l'histoire de la Fed Cup

MOSCOU Il aurait fallu un petit miracle, hier, sur le court du stade olympique de Moscou, pour que l'équipe belge de Fed Cup remonte son handicap de deux points concédé face aux Etats-Unis après les deux premiers simples disputés mercredi. Celui-ci n'a pas eu lieu.

Els Callens, pourtant, avait réinsufflé un brin d'optimisme dans nos rangs après avoir dominé Meghann Saughnessy lors de la première rencontre: 6-3, 7-6 (7/5). Visiblement mal remise des efforts consentis la veille pour se défaire de l'opiniâtreté de Kirsten Flipkens, l'Américaine n'a jamais justifié son rang de 17e joueuse du monde face à une Anversoise bien plus présente que face à Lisa Raymond.

«Hier (NdlR: lisez mercredi), je n'avais pas mal joué, mais Lisa avait fait un match parfait. La différence avec aujourd'hui (NdlR: lisez hier), c'est que j'ai mieux servi et que le jeu de Meghann me convenait mieux, expliquait Els Callens. Lisa et moi, nous varions beaucoup et on a un peu le même jeu. Quand Meghann a débreaké dans le deuxième set, le public m'a gênée en faisant du bruit sur ma deuxième balle de service. Mais j'étais confiante dans le jeu décisif, car je l'avais battue au tournoi de Leipzig en remportant deux jeux décisifs.»

Navratilova est invaincue

Dans la deuxième rencontre, c'est finalement Elke Clijsters qui représenta les chances belges, Flipkens se ressentant encore d'une douleur dans la jambe gauche qui l'avait incitée mercredi à faire appel à la kinésithérapeute. Après une balle de break obtenue d'entrée de jeu, la petite soeur de Kim, 437e mondiale et dont c'était la première apparition en Fed Cup, n'a pas pu soutenir la comparaison avec Lisa Raymond, dont l'expérience lui permit de breaker quatre fois et d'apporter le point de la qualification à son équipe: 6-2, 6-1, en 48 minutes.

Le double ne revêtit donc plus aucun enjeu et le comportement du duo composé par Elke Clijsters et Caroline Maes face à un tandem américain où Lisa Raymond côtoyait Martina Navratilova constitua son seul véritable intérêt. Après un premier set où le duel tourna court, les Belges se firent plus accrocheuses et réussirent le contrebreak dans le sixième jeu de la seconde manche. A 4-4, les Américaines reprirent toutefois le commandement pour ne plus le lâcher. Score final: 6-1, 6-4.

Un succès qui permet à Martina Navratilova, 47 ans, de conserver son statut d'invincibilité en Fed Cup, compétition à laquelle elle revenait après huit ans d'absence et où elle vient d'inscrire la 38e victoire d'une impressionnante série entamée sous les couleurs de la Tchécoslovaquie.

«Je suis heureuse d'avoir disputé cette rencontre alors que notre qualification était acquise, indiqua la grand-mère du tennis. Cela faisait un petit temps que je n'avais plus joué et j'avais peur que mes genoux me trahissent. Mais là, je n'avais plus à me soucier de l'issue de la rencontre et j'ai pu lâcher tous mes coups.»

Avec, à la clé pour l'équipe des Etats-Unis, une 26e finale en 40 participations à la Fed Cup.

© Les Sports 2003