Chaque jour, l’entraîneur de Nadal est épaté par l’implication et le sérieux du Roi de Roland-Garros.

Entraîneur de Rafael Nadal depuis la fin de l’année 2016, Carlos Moya ne tarit pas d’éloges envers celui qui est le roi de la terre battue. Et à chaque fois qu’il a l’occasion de s’exprimer sur son poulain, les compliments pleuvent. Appelé à s’exprimer sur le sérieux aux entraînements de celui qui a remporté à douze reprises Roland-Garros, Carlos Moya a été très précis dans sa réponse.

“Les grands joueurs gagnent un tournoi et après un certain temps, ils pensent déjà à participer et à vouloir gagner le prochain, c’est ce qui les sépare du reste”, a déclaré le vainqueur de l’édition 1998 de Roland-Garros sur le podcast Subidos A La Red. “Quand vous travaillez de près avec eux, vous admirez encore plus ce qu’ils font. Il est impossible de critiquer Rafa sur tout ce qu’il a accompli et son attitude. Quand il joue, je sais qu’il donne tout. Parfois je dois même le stopper. Où alors je réserve un terrain où je sais que quelqu’un va arriver après pour nous jeter. Si le court reste vide, Rafa ne va pas s’arrêter et va poursuivre son travail. Même si maintenant il comprend mieux quand il doit stopper la séance. Quand vous travaillez avec Rafa, vous pouvez voir à quel point il est perfectionniste et exigeant. C’est un plaisir d’être avec lui. Si on doit partir au combat, je mettrais ma vie entre ses mains.”

L’ancien joueur né à Palma de Majorque évoque aussi la capacité de Nadal à continuer de s’améliorer et son désir d’apprendre. “Il est très ouvert. Je suis arrivé dans sa team après deux saisons plus compliquées en 2015 et 2016 et il n’a pas été perturbé par les changements que je voulais apporter. On a bossé ensemble pour encore l’améliorer. Je savais que Rafa pouvait énormément suer et travailler. Je le connais depuis qu’il a onze ans. Quand il mettra un terme à sa carrière, ce sera difficile pour moi de retrouver avec un autre joueur le même ressenti.”

Et Carlos Moya ne sait pas vraiment à qui cette interruption causée par le coronavirus sera favorable lors de la reprise : “C’est compliqué à dire. Novak Djokovic était sur une bonne série et semblait en grande forme. Pour Nadal, la saison sur terre battue allait débuter. Et on sait qu’il l’aime. Et Federer, il a finalement choisi le bon moment pour son opération au genou.”